SECTION HI. — L’'IDENTIFICATION DES RÉCIDIVISTES
Pour nous faire une idée exacte du développement des méthodes scientifiques en matière d'identification, 11 nous à semblé utile de jeter un coup d'œil sur les progrès réalisés en ce qui concerne lidentification des récidivistes. L'effrayant développement
() Sur la nature de l'expertise, voir le très complet et très substantiel chapitre consacré à ce sujet dans Gar- PAU AO. ACL 1 ED 000:
(2) Pour tout ce qui concerne cette partie de notre étude, nous nous sommes surtout inspirés des remarquables travaux du D' Edmond Locard, directeur du Service anthropométrique de Lyon : d'abord de son ouvrage savamment documenté « L'Identification des Récidivistes », puis des diverses études qu'il a fait paraître dans les Archives d'Anthropologie criminelle. — On y trouvera, pour la question de lidentification des récidivistes, une
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de la récidive à nécessité un effort général du monde scientifique, du monde judiciaire et du monde policier, et les découvertes les plus ingénieuses ont été faites et utilisées dans ce sens. Leur étude, les limites de notre cadre nous obligent presque à dire leur nomenclature, peut être une utile indication pour la marche à suivre et les méthodes à employer dans les procès d'identité civils ou criminels.
La preuve de la récidive découle de deux démonstrations : il faut d’abord montrer qu'il y à eu une ou plusieurs condamnations antérieures, il faut ensuite établir que l'individu déjà condamné est bien le même que celui qui à actuellement affaire avec la justice. C'est ce second point qui a soulevé les plus grosses difficultés et qui seul nous intéresse ici.
Il y à seulement une trentaine d'années, les malfaiteurs de profession changeaient continuellement de noms entre eux; souvent même, ils prenaient devant les tribunaux le nom de personnes qu'ils avaient antérieurement dévalisées et dont ils avaient exactement appris létat-civil par les papiers ou les témoignages même de leurs victimes (1): les criminels internatio-
excellente et très complète bibliographie de tout ce qui en forme les éléments essentiels, c’est-à-dire des travaux de Reiss, de Stockis, de Vucetich, de l'Ecole de Police de Rome (Ottolenghi) et de celle de Madrid (Oloriz).
(1) A. Bertillon, De l'Identification par les signalements anthropométriques. Conférence faite le 22 novembre 1885 au Congrès pénitentiaire de Rome (Archives d'Anthroÿ. crim., 1886, p. 193.