‹ L'Identité: Au point de vue judiciaire: Son histoireChapitre 18 sur 68 · ES · texte numérisé non relu

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naux avaient pour cela plus de facilités encore, faute de contrôle possible: la police était obligée de se fier à la seule mémoire de ses agents et de procéder à de coûteuses recherches, toujours longues, souvent infructueuses. Aujourd’hui, au contraire, un grand nombre de récidivistes ont renoncé à ces changements de noms, ct, parmi les autres, la plupart sont reconnus malgré leur ruse. Or, ce progrès est évidemment dù à l’application des méthodes scientifiques à cette matière où elles ont doné les plus beaux résultats.

A l’imitation de l'antiquité et jusqu'aux temps modernes (4), on usa de la marque pour rendre indiscutable à l'avenir l'identité de tout criminel. Mais cet usage fut jugé trop barbare, et, depuis 1852, une foule de procédés plus où moins pratiques furent proposés pour y suppléer, c'est-à-dire « pour découvrir une çaractéristique de l'individualité suffisamment nette pour permettre d'affirmer d'une façon certaine que le sujet chez qui on la relève en est seul porteur, du moins à ce degré ». On eut d'abord l'idée de décrire les traits du visage avec les épithètes du langage courant, mais on ne tarda pas à constater l’inefficacité d'un système dont les signalements actuels de nos permis de chasse, livrets militaires, ete., sont encore des applications. La photographie fut alors utilisée, mais sans méthode

de classement, et l'accumulation des épreuves en ren-

(1) La marque fut abolie le 6 octobre 1791, rétablie le 23 floréal an X, maintenue par le Code pénal de 1810 et définitivement supprimée le 31 août 1852

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