VI. — LES EMPREINTES DIGITALES
Il nous reste enfin à examiner une dernière méthode d'identification des récidivistes, fort récente, celle-là, mais déjà passée au premier rang de toutes. On sait que les crêtes papillaires des extrémités digitales offrent des dessins extrêmement variés. Ce sont ces dessins qu'on à eu l’idée d'utiliser.
Sans remonter à l'emploi de la méthode des empreintes chez les Chinois du viI° siècle, sans même nous arrêter aux travaux et aux essais de Purkinje (1823), Alix (1868), William Herschell (1858), Gilbert Thompson, Galton (1888), Florence (1885), Frécon (1889) et Forgeot (1891), voyons seulement quels sont les caractères des empreintes papillaires et quel parti on en peut tirer au point de vue de l'identification (1).
Ces caractères peuvent se ramener essentiellement à trois. En premier lieu, les courbes formées par les crêtes papillaires apparaissent dès la vie intra-utérine et restent semblables à elles-mêmes jusque dans la vieillesse la plus avancée; en second lieu, elles sont absolument immodifiables et réfractaires même aux brûlures et aux incisions: enfin, étant donnée leur extrème variété, on peut affirmer qu'il n'existe pas deux
empreintes identiques; on à calculé qu'avec des dac-
(1) Pour de plus amples détails, voir Locard, Identi-
lication des Récidivistes, chap. VII.