‹ L'Identité: Au point de vue judiciaire: Son histoireChapitre 37 sur 68 · VIII. —— USURPATION D'ÉTAT ET DE PATRIMOINE. BIGAMIE (PIERRE MÈGE · texte numérisé non relu

VIII. —— USURPATION D'ÉTAT ET DE PATRIMOINE. BIGAMIE (PIERRE MÈGE

Le fils d’un forçat se faisant passer pour fils et héritier d’un riche gentilhomme provençal: ses prétentions admises par des centaines de témoins et par le Parlement d'Aix; ’imposture enfin reconnue par le Parlement de Paris : tel est le résumé d’une affaire dont l’intéressante procédure peut constituer le meilleur argument contre Ia valeur du témoignage.

En 1685, parmi les nombreux protestants que la révocation de FEdit de Nantes força à lPexil, se trouvait un calviniste ardent, vivant ordinairement en Provence, dans la petite ville de. Manosque, et nommé Seipion de Brun de Castellane, seigneur de Caille et de Rougon; il se retira à Lausanne avec son fils Isaac qu'il n’aimait guère et ses deux filles: quatre ans plus tard, les grands biens qu'il possédait en France furent attribués à ses deux belles-sœurs, ses plus proches parentes : Madame Rolland, femme de l'avocat général de Grenoble, et Madame Terdivy, dont le mari était conseiller à Grasse. ,

Or, en 1699, un soldat de marine, connu sous lc nom de Pierre Mège, s’annonça à Toulon comme étant

ce même Isaac de Calle: il expliquait sa présence

(1) RicHer, Causes célèbres, TITI, p. 113-379. GAYoT Dg PirAvas, Causes célèbres, 11, p, 1-350,

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