‹ L'Identité: Au point de vue judiciaire: Son histoireChapitre 57 sur 68 · SU · texte numérisé non relu

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mais Roger Tichborne était tout à fait inconnu, même de ceux que le réclamant prétendait avoir été ses amis. Aussi, dès le retour de la commission d'enquête, le jury se déclara suffisamment éclairé, et le faux Tichborne, sentant sa cause définitivement perdue, se désista de sa demande (mars 1872).

L'affaire ne devait pourtant pas S’arrêter là, car le lord chief justice réclama immédiatement sa mise en accusation pour parjure et diffamation. Ce nouveau procès où près de cinq cents témoins furent entendus et où le défenseur de l'accusé parla pendant ün mois, souleva en Angleterre le même enthousiasme que îe premier; néanmoins, les charges étaient accablantes et le prétendu Roger fut condamné à quatorze ans de servitude pénale, qui furent maintenus par la Cour du banc de la reine (mnrs 1874).

Le 24 avril 1875, la Chambre des Communes était invitée par un de ses membres, le docteur Kenealy, l'ancien défenseur d'Arthur Orton, dit Tom Castro, à reviser le procès, toutes les juridictions légales étant épuisées, mais elle rejeta cette proposition à l'unanimité, moins la voix de son auteur.

Ainsi, pendant huit ans cette affaire avait occupé les tribunaux; l'issue en avait passionné l'opinion de tout un peuple, et la procédure englouti des milhons. Quant aux preuvres dont on fit usage, on peut les répartir en trois catégories.

En premier lieu, la mémoire de tous ceux qui avaient pu connaître Roger Tichborne, Arthur Orton, et même le père de ce dernier dont les traits offraient beaucoup

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