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de ressemblance avec ceux de son fils, fut mise à contribution. Leurs dépositions furent quelquefois contradictoires, néanmoins le plus grand nombre furent d’accord pour affirmer l’imposture. A deux reprises, d’ailleurs, au cours des débats, où put constater, en dehors même des défauts et des erreurs de mémoire, le danger de cette sorte de preuve : dès le début, un faux Arthur Orton se présentait, soudoyé par le véritable et lui escroquant ainsi vingt-cinq mille francs: peu après, un des seuls individus qui prétendissent reconnaître Roger Tichborne, un certain Luie, arrêté pour bigamie et escroquerie, avouait aussi son parjure, qui, dit-il lui-même, lui avait été payé.
Les témoignages étaient donc défavorabies au réelamant:; sa conduite ne le fut pas moins. Nous avons vu, en effet, et nous n'y revenons pas, combien ses mœurs, Son instruction, son langage et ses propres souvenirs ConCcordaient peu avec ce qu'ils auraient dû être, bien qu'il: eût mis à profit les renseignements qu'il s'était procurés et les quelques jours passés en Angleterre avant d'aller rejoindre Lady Tichborne en France.
Mais il était inadmissible qu'un homme dont on n'avait perdu la trace qu’à l'âge de vingt-quatre ans n'ait laissé de lui aucun indice, aucune marque assez précise et sûre pour servir de base à une enquête sérieuse et définitive, et, si les preuves apportées au procès: n'avaient été trop claires pour en rendre l'issue non douteuse, on pourrait s'étonner que la procédure n'ait pas tourné plus spécialement ses investigations
de ce côté-à. De fait, à cet égard, à part une parti-