THALIA
^i Théodore de Battiille
La folle vendangeuse aux yeux cie chrysolithe Bondissait sous le ciel attique à travers champs ; Térence, dans ses vers gracieux et touchants, La fit danser devant un spectateur d'élite.
Puis c'est Shakspeare avec tout son monde insolite, Songes de nuits d'été pleines de joyeux chants, Belles dames, bouffons sages, gnomes méchants ; Monde idéal où, seul, le faux Vrai périclite.
L'Idylle éleriiellc
Maintenant sur la scène, ô nymphe Tlialia ! L'on ne te cherche plus. La brune Italia Des poètes retient la Rime fantaisiste
Dans les sonnets ambrés de subtils concetti, Et notre Thalia capricieuse et triste C'est Rosalinde en son élé^iant travesti.
<^i Gilhiicl P'ii.,iii,
La KosaHnde gracieuse Avec ses habits de garçon Et qui cueille à chaque buisson Quelque chanson délicieuse,
Sous ta figure soucieuse, Mercutio, dont la chanson Toujours folle a toujours raison D'èire amère et capricieuse :
L Iilylle éternelU
C'est notre nymphe Thalia, La Reine de Tltalia Shakspearienne et f^uitaisiste
Des sonnets et des concetti, Muse fantasque, folle et triste, La Rosalinde en travesti.
«^ rp «^ «^ «^ f-p <r^ «^ £^ f^ «^ «^ f^ ;^ «^ «^ «^ «^ f^ e^ 4^ j^