SERPENTINE
O petite inain !
Elle se dégante D'un air si joli, sur notre chemin.
Je t'aime d'amour, menotte élégante Blanche, fine, douce,
ô petite main !
28 Lldylk éternelle
Les jolis bras blancs !
Au bord de la manche On devine un peu des contours troublants Et Ton voit un peu de la peau si blanche. On les mangerait,
les jolis bras blancs !
Oh ! le joli cou.
Des lignes exquises !
Comme c'est tentant : on ne sait jusqu'où Il ferait aller nos âmes conquises Par cette promesse.
Oh! le joUcou.
Oh 1 les grands yeux noirs.
Leur regard me plonge Dans l'extase, ou dans de grands désespoirs. . . . Est-ce un aveu tendre ou bien un mensonge Q.u'il faut qu'on y lise?
Oh! les grands yeux noirs.
V Idylle cUrneïïc
Le cher petit nez !
Dans ses courbes roses. Dans ses fins replis les Amours sont nés. Il semble humer d'excellentes choses, De troublants parfums,
le cher petit nez.
L'adorable pied !
Dans cette bottine Coquette et cambrée, il faut l'épier Mignard et sonnant la chanson mutine, La chanson d'amour,
l'adorable pied.
La taille divine :
Et comme on devine Des tas de secrets charmants tout à fait, A la voir flexible et souple cà souhait Et fine à ravir,
la taille divine !
30 V Idylle éternelle
Ah ! l'exquise lèvre.
On sent, à la voir Sourire, en son cœur une ardente fièvre, Et pour la calmer il faudrait pouvoir Y coller sa lèvre,
à l'exquise lèvre!