POUR UNE
N'était-ce rien que moqueries ?
Ou l'amour faisait-il voler Vers mon cœur pour le consoler Ces oiseaux bleus, vos rêveries ?
Des ressouvenirs anciens Dans leur brume vous avaient prise.
Vous étiez triste, ô tant exquise.
Et vos yeux ont cherche les miens.
Par quelle ardente sympathie Un seul regard m'a-t-il charmé ?
Ah ! je n'avais jamais aimé Que vous, quand vous êtes partie.
Partie !.. Et, seul, je me souviens ; Je revois cette aurore brève, Vos cheveux couleur de mon rêve Et vos yeux qui cherchaient les miens.
Quand nous nous reverrons, votre âme,
Dites! n'aura rien conservé
Du rêve qu'elle avait rêvé.
Et vos yeux n'auront plus leur flamme.
Ou, plus cruels encor, ce soir Désiré comme nulle aurore, Ne sauront-ils, tendres^encore.
Qu'aggraver mon mal sans espoir.
UJdyîle éternelle 3 5
Ainsi, vois, perfide ou sincère, Toujours tu me tortureras, O méchante, qui ne sais pas Tout le mal que tu peux me faire.