‹ L'Idylle éternelleChapitre 8 sur 38 · UNE AUTRE ENCORE · texte numérisé non relu

UNE AUTRE ENCORE

Pas jolie, et pourtant charmante, Elle ferait, avec ses yeux De gamin plus que vicieux, Une très désirable amante.

Mignonnette, quinze ou seize ans, Et coquette avant d'être femme.

Déjà cette perverse affame Tout un peuple de courtisans.

L'Idylle èUrnelh 57

Déjà, science naturelle Aux moindres filles de Paris, Elle sait mettre en tout son prix Sa petite personne grêle.

On songe, à voir, éveil des sens, Ses mouvements de jeune chatte Folle, énervée et délicate, A d'autres jeux moins innocents.

Elle saura vite, oh ! bien vite, Avec ses sourires moqueurs Torturer gentiment les cœurs...

Commence par le mien, petite !

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la mieux aimée

Quand je tiens dans mes bras votre petite sœur,

Et que sa tête rose Avec un abandon qui n'est pas sans douceur

Tout contre moi se pose,

Vous riez. Mais, un soir, si le besoin, soudain Vous prenait d'être aimée,

Si vous veniez à moi dans le fond du jardin Souriante et charmée.

U Idylle cleinelle 39

Chère, je vous prendrais comme un petit enfant

Sur mes genoux assise ; Vos deux bras me feraient un collier triomphant

D'une douceur exquise ;

Noyé dans vos cheveux, paradis amoureux

Où mon baiser se joue, Je poserai: mon front, ô cher bébé peureux,

Le long de votre joue ;

Et je te bercerais en te disant tout bas

Des choses très anciennes, Ces chansons de l'amour que surent, n'est-ce pas.

Tant de musiciennes.

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