‹ L'île de Chypre: sa situation présente et ses souvenirs du moyen-âge (volume 2)Chapitre 141 sur 283 · fol. 81 ; FI. Bustron, fol · texte numérisé non relu

fol. 81 ; FI. Bustron, fol

' Idem , p. 37 5. * Cf. Amadi , fol. 80 ; Fi. Buttron , fol. 1 1 4 ;

^ Ideia, p. 376; Amadi, foi 81. Richard de Saint-Germain , col. 100&.

Loiabftnb.

1220. le nom de Lombards^ ^ devenu, en Orient, synonyme d^impérialiste, qae sont généralement désignés les partisans de Frédéric et les ennemis des Ibelio, durant la longue guerre que Philippe de Navarre avait racontée en vers dans ses Gettes des Chypriotes^ y chronique précieuse, qu*ont eue et employée « au XVI* siècle, deux des historiens de File de Chypre, nos principaux guides dans le récit de ces événements.

Barlas, maître de Tautorité qu'il avait souhaitée, n'était pas rassuré sur sa position tant qu'il n'occupait pas personnellement les châteaux forts ; il eut préféré un acconmiodement avantageux à la lutte qu'il allait avoir à soutenir dès le retour d'Ibelin dans Tile. Philippe de Navarre, se trouvant alors en Chypre, où des affaires d'intérêt l'avaient appelé, les régents firent secrètement sonder ses dispositions, certains, s'ils pouvaient mettre un tel homme de leur côté, d'obtenir un arrangement honorable du sire de Beyrouth'. Navarre, d'un caractère ouvert et facile, était très-propre à la conciliation; mais son fonds de loyauté assurait qu'il ne pourrait être un traître ni un faible complaisant. On lui offrit inutilement de payer ses dettes, vainement on proposa d'augmenter ses fiefs, de l'élever à de grandes dignités^. Sans dire rien de blessant contre les bailes, qu'il n'estimait pas, il refusa tonte espèce de médiation. Quelque temps après , la remise des forteresses leur ayant donné plus de confiance, les bailes s'adressèrent arroganmient à Navarre, exigeant de lui qu'il obligeât Ibelin à s'entendre avec eux , et qu'il fit enfin connaître lui-même ses intentions à leur égard. Peu satisfaits de ses réponses, ils convoquèrent une sorte de haute cour, à Nicosie, en présence du jeune roi, qui remplissait son rôle conome un patient, et sonunèrent Navarre de se déclarer pour ou contre leur régence, espérant surprendre ainsi son adhésion. Navarre répondit par une profession de dévouement au sire de Beyrouth , à ses enfants, et à la reine mère, à qui seule était du l'hommage. Les chevaliers présents, tous amis ou parents des bailes, l'injurièrent et le provoquèrent en duel. Navarre dédaigna leurs menaces et déclara n'accepter de combat qu'avec l'un des r^ents, disant qu'il était bien leur pair, ce qu'il offrait de prouver par des témoins de son pays, alors en Chypre et en Syrie \ U fut

' Amadi , fol. 89. etc. Bostron , fol. 1 s 4 . etc. ^ Amadi , fol. 8 3 ; cf. foi . 1 5 1 ; FI . Bastion ,

Continnaiear de GuilL de Tyr, p. 3g5, 4ia ; fol. 116. Navarre, Assises de liras, 1. 1, p. 570. * Amadi» fol. 83; FI. Bustron, fol. 1 18.

* M. Beugnot.iVbrice juriVavarre. (BÎ6L (20 II est probable, d*aprës cette circonstance,

TÈc, des chartes, i** série, t. II, p. 17.] que Navarre fut le premier seigneur croisé

^ Amadi , fol. 80 ; FI. Bustron , fol. 1 1 5. de sa famille qui se fixa en Orient.

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