‹ L'île de Chypre: sa situation présente et ses souvenirs du moyen-âge (volume 2)Chapitre 46 sur 283 · LIVRE I, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE III

nissant et exerçant par eux-mêmes toutes les chaînes de la prêtrise et de répiscopat; et bien souvent, au milieu des loisirs du sacerdoce, labourant de leurs mains le champ qui devait les nourrir, comme les autres paysans, au milieu desquels ils vivaient.

La prééminence des sièges était encore aussi peu définie que leur nombre soo

mélropolitain.

et leur juridiction. Le plus âgé des évêques, ou celui que l'assentiment général désignait comme le plus versé dans la connaissance des saintes Ecritures, était le chef naturel de TE^ise, et avait la présidence des réunions ou synodes que Ton assemblait de temps à autre pour les intérêts généraux. La résidence du proconsul romain à Paphos fit cependant considérer longtemps Tévéque de cette ville comme le prenûer des prélats chypriotes; encore au concile de Nicée, en 3 12, Tévêque de Paphos signe le premier des envoyés chypriotes, parmi lesquels se trouvait cependant Gélase de Salamine.

Mais, dès le r^ne de Tempereur Constantin lui-même, qui avait fait réunir le synode de Nicée, lorsque Salamine, renouvelée vers ce temps sous le nom de Constantia, devint la capitale administrative de Tile de Chypre, rinfluence du pouvoir civil, débordée déjà par les vœux de la piété publique, qui vénérait le si^e de saint Barnabe comme le berceau de la foi chypriote, fit attribuer définitivement aux évêques de Salamine ou de Constantia le titre et les droits de métropolitain de Chypre. Le prélat, héritant de Tancienne prérogative des évêchés chypriotes, ne dépendait d'aucun patriarche; il ne reconnaissait au-dessus de lui dans TEglise que le successeur de saint

Pierre, encore le chef incontesté de toutes les communautés chrétiennes d'Orient et d'Occident.

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