H.A.- LA.TARD
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ture dans le mépris^ si la guerre se rallumait entre la Porte et la Russie, l'Angleterre, liée ou non par un traité, ne serait-elle pas fatalement et immédiatement amenée à conclure Talliance qu'elle signe dès aujourd'hui? Sous peine de déchéance, ne serait-elle pas contrainte de jeter toutes ses forces dans une guerre, dont l'enjeu ne serait plus l'existence de la Turquie, mais la souveraineté des Indes. En affirmant hautement que telle est, en effet, son intention et en prenant dès maintenant une position d'expectative avantageuse, n'est-ce pas un moyen d'éloigner une aussiterrible éventualité?
Pour la France, condamnée par les circonstances à la plus sérieuse neutralité, qu'elle ne cherche pas dans de stériles récriminations à voir s'il lui eût été possible, en pressentant le secret des négociations anglaises, d'en modifier ou d'en entraver le résultat. Qu'elle l'accepte et le seconde même. Il ne menace pas les droits auxquels elle prétend et qu'on lui reconnaît en Orient, en Terre sainte, aussi bien qu'en Egypte. La vive et légitime émotion produite chez nous par l'annonce de la convention du 4 juin, doit se calmer. Sans cesser d-'être vigilants, nous pouvons être confiants. Les loyales déclarations du marquis de Salisbury, constatées dans les dépèches publiques, autoriseiit à croire qu'à la
suite même d'un changement de direction poli* tique intérieure, l'Angleterre continuerait à ne chercher dans l'occupation de l'île de Chypre qu'un moyen de défendre les intérêts qui lui sont communs avec nous vis à vis de la Turquie. La France, d'ailleurs, — le vrai pays qui se retrouve uni par l'amour de la patrie au-dessus de toutes les divisions politiques, — la France acquiert tous les jours le droit de compter davantage sur ellemême. Les égards exceptionnels dont son éminent et savant représentant a été entouré à Berlin, lui disent que l'Europe redevient équitable à son égard. Qu'elle se ménage et ne songe qu'à se préparer pour l'avenir dans la paix et le travail. Rien de définitif ne peut se faire dans la Méditerranée sans sa coopération ; amis ou adversaires en ont la conscience ; et les divers partis reconnaissent enfin en Angleterre que la restauration de sa puissance militaire et de son influence, n'est pas indifférente à la propre sécurité de leur pays.
L'Angleterre en prenant possession de l'île de Chypre avait à y établir d'abord sa souveraineté d'une façon indiscutable, dût-elle n'y être que temporaire. Elle devait rassurer les Turcs qui, en perdant une suprématie maintenue trois cents ans par l'oppression et la violence, pouvaient craindre de tomber à leur tour au rang de vain-
eus. Elle avait à modérer les exigences ou les illusions des Grecs, pour qui le rétablissement de la souveraineté chrétienne allait sembler une occasion de revanche contre d'anciens et légitimes griefs.
Les mesures du gouvernement royal, inspirées par Téquité et la prudence, ont promptement rassuré les Turcs et satisfait les Grecs. En appliquant, sans le proclamer, le principe de l'égalité générale devant la loi, on a évité tout ce qui pouvait pfjraître avoir un caractère quelconque de représailles d'une race ou d'une religion sur une autre. Pas un minaret ne sera renversé; mais la croix peut librement s'élever sur nos églises et sur les temples. Il n'y a plus ni raïas, ni ghiaours en Chypre. Il faut que les Turcs en prennent leur parti. Mais ils savent en même temps que leurs croyances, leur fortune, leurs mosquées, les biens de leurs établissements religieux, leurs familles, leurs tombeaux, seront religieusement respectés. Chacun des habitants de l'île de Chypre, devenu sujet de la reine, peut s'approprier dans toute son étendue comme sa garantie la devise britannique : Dieu et mon droit.
La reine d'Angleterre est entièrement substituée au sultan dans la souveraineté de l'île. C'est en son nom que s'y rend la justice et que sont promulguées toutes les lois et ordonnances gé-
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nérales. Elle délègue le gouvernement supérieur de la province à un lieutenant ou commissaire. A la réserve de certaines terres non encore spécifiées, la couronne d'Angleterre prend la place de la Porte ou du sultan dans la propriété des domaines nationaux.
Le gouverneur musulman de Tîle n'existe plus. Il est remplacé par un gouverneur, général anglais. Les Préfets ou Kaïmakans musulmans, chargés de l'administration des départements, ont été conservés. Leur nombre est réduit et ils sont placés dans chaque district sous la dépendance d'un préfet anglais.
Le nouveau gouverneur de Chypre porte le titre de Haut Commissaire, commandant en chef, High Commissionner and commander in chief. Son Excellence le général Garnet Wolseley a été investi de ces fonctions.
De concert avec le cx)nseil supérieur de l'île appelé Conseil Législatifs le Haut Commissaire rend et fait exécuter les lois, décrets et ordonnances nécessaires au bon gouvernement de l'île. Il nomme les kaïmakans, les juges, les juges de paix, et tous autres officiers judiciaires ou fonctionnaires administratifs inférieurs, sauf ratification de la r«ine. Il a le droit de suspendre provisoirement les plus hauts fonctionnaires dont la nomination est exclusivement réservée à Sa
Majesté. Il fait légalement toutes les concessions et tous les fermages de biens et de terrains dont la reine elle-même pourrait disposer. Au criminel, il a le droit de grâce. Il peut accorder remise entière des amendes dues au gouvernement jusqu'à le somme de 80 livres ou 4,280 francs. Il a la faculté de suspendre le paiement de toutes les amendes supérieures à cette somme, jusqu'à l'avis de Sa Majesté.
Le Haut Commissaire est assbté, pour le cours ordinaire de son administration par un Conseil Exécutif. Ce conseil, dont le rôle semble devoir être celui d'une commission consultative, aura pour mission d'aider le gouverneur de ses lumières et de ses avis. Les membres n'en sont pas encore désignés.
Il n'en est pas de même du grand conseil ou conseil supérieur de l'île, qui remplace l'ancien choura de Nicosie. Ce conseil, nommé, comme nous l'avons dit, Conseil Législatif, partage en quelque sorte le gouvernement général du pays avec le Haut Commissaire. Il est associé à toutes les grandes mesures du lieutenant de la reine. Ce n'est que dans les cas extrêmes de péril manifeste que le Haut Commissaire pourra rendre et promulguer d'autorité une loi ou ordonnance non délibérée dans son sein. Même en ces circonstances exceptionnelles, l'ordonnance ainsi
publiée, bien qu'immédiatement obligatoire, ne conservera force de loi que pendant la durée de sixmois, si elle n'est plus tôtrapportée par lareine.
Le Conseil Législatif, créé par un décret signé à Balmoral le 14 septembre dernier, dont nous donnons plus loin les dispositions principales, a été installé à Nicosie le 27 septembre. Il a beaucoup d'analogie avec l'ancien choura. Seulement la prépondérance y passe des Turcs aux chrétiens et, plus particulièrement, comme il est nécessaire, aux Anglais. Il est composé de sept membres : quatre membres officiels et trois membres non officiels. Les quatre membres officiels sont quatre officiers anglais, fonctionnaires dans nie. La population a vu avec satisfaction le Haut Commissaire appeler, au nom de la reine, à occuper les trois autres sièges, un aga turc fort estimable, Fuad Mustapha, un riche grec de Nicosie, M. Glykys, et un catholique romain de Larnaca, italien d'origine, M. Richard Mattei, qui se trouve être un des plus grands propriétaires territoriaux du pays.
Le gouvernement de l'île de Chypre a été divisé en six grandes circonscriptions administratives qui ont chacune à leur tête un préfet anglais ou commissaire civil : Civil Commissionner. Les premiers fonctionnaires nommés parla reine appartiennent tous à l'armée britannique. Ce
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sont deux brigadiers généraux, un capitaine et deux lieutenants. Le commissaire ou préfet de Nicosie n'est pas encore désigné.
Les six nouveaux départements chypriotes ont pour chefs-lieux : Nicosie, Lamaca, Limassol, Famagouste, Cérines et Paphos. L'administration anglaise ne s'est pas livrée, pour les créer, à un grand travail de délimitation. On a formé les six nouveaux districts, sauf remaniements ultérieurs, par un groupement des seize anciennes divisions géographiques de Tîle, réduites généralement à douze districts financiers sous les Turcs.
Le district de Nicosie, qui n'existait pas sous l'administration ottomane, reconstitue l'ancien Vicomte de Nicosie du temps des Français. Il est formé de la réunion de l'Orini au Kythréa. — Le nouveau Larnaca est semblable au district des Salines ou Tuzla, des Turcs. — Le Limassol réunit en un seul département les petits et riches districts de Limassol, Piscopi et Kilani. — Famagouste comprend les districts de Famagouste, de la Messorée et du Karpas. — Cérines réunit, à l'ancien district de Cérines et de Lapithos, les districts de Morpho et de Lefca. — Le commissaire du Paphos administre le Paphos, TAvdimou, le Kouklia et le Chrysocho.
Des instructions de la plus grande modération
et j'ajoute, sans la moindre pensée de critique, fort ingénieuses , ont été données aux préfets. Ils doivent en quelque sorte, s'effacer aux yeux des populations et réduire leur rôle à celui d'inspecteurs et de contrôleurs généraux de Tadministration et des fonctionnaires. Il leur est recommandé de laisser les kaïmakans, qui peuvent se croire leurs collègues, mais qui sont absolument leurs subordonnés, gouverner à peu près seuls, comme par le passé. Les mudirSy qui répondent à quelques égards à nos sous-préfets, les mukhtars, qui sont des maires, et tous les autres magistrats ou employés politiques, judiciaires ou financiers doivent fonctionner comme autrefois, afin de ne pas changer (jusqu'à nouvel ordre du moins) les habitudes établies, dans tout ce qu'elles ont de commode et de favorable pour les administrés. Du centre, les préfets anglais surveilleront tout, plutôt qu'ils n'agiront. Innover le moins possible, accepter toutes les solutions équitables qui leur seront soumises plutôt que les prendre eux-mêmes, n'intervenir que pour prévenir une résolution dommageable à l'État ou une injustice à l'égard d'un habitant quelqu'il soit, turc ou chrétien. C'est ainsi qu'ils doivent comprendre leurs devoirs. Et en s'inspirant de ces principes, on ne voit pas ce que les Grecs et les Turcs pourraient leur demander de plus.
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L'article I" de l'acte même de cession de Tlle de Chypre garantit aux Turcs le maintien du tribunal musulman chargé de connaître de toutes les affaires religieuses concernant la population musulmane de l'île. Comme par le passé, la juridiction spirituelle des Chrétiens reste. aux évoques pour les Grecs, au proto-papas de Kormakiti pour les Maronites. En dehors de la sphère religieuse, les Turcs gardent les tribunaux ordinaires de leurs cadis ; les Grecs obtiennent l'adjonction de juges spéciaux de leur religion et de leurnationalité, nommés par le HautCommissaire.
Ils gagnent plus encore. Sans détriment pour personne, une modification sérieuse, garantie d'impartialité favorable à tous les intérêts, est apportée, en effet, à l'ancienne composition du tribunal départemental.
Dans toutes les affaires criminelles et civiles, le Commissaire anglais a le droit de siéger et de prendre part au jugement comme assesseur. En outre, dans les affaires correctionnelles ou de petite criminalité, il peut, si la décision arrêtée lui paraît mauvaise, en empêcher le prononcé et donner personilellement un verdict équitable, en condamnant ou en acquittant le prisonnier. Si le cas est grave, il se bornera à renvoyer la cause en appel à Nicosie, devant le Haut Commissaire et son Conseil. Pour les affaires (pu-
rement civiles, si la sentence ne lui semble pas équitable, le Commissaire peut en arrêter l'exécution et ordonner qu'elle soit plaidée de nouveau devant lui et ses assesseurs exécutifs. Il renvoie ensuite son avis ou sa décision avec notes et rapport annexé à la sanction du Haut Commissaire.
Le préfet fera pourvoir à la perception des impôts^ des contributions et des douanes suivant les formes et sur les bases antérieures, mais avec la coopération et sous la surveillance d'inspecteurs et d'agents anglais.
Telles sont les dispositions et les recommandations générales arrêtées pour le gouvernement de la nouvelle possession anglaise. Elles semblent répondre à toutes les exigences d'une honnête et impartiale administration. A part la question de la haute souveraineté qui échappe aux Turcs, elles n'amoindrissent en rien ni la fortune, ni la liberté de personne. Elles respectent tous les sentiments religieux. Les Turcs ne perdent que la possibilité de l'arbitraire et de l'oppression. Les Chrétiens, relevés d'une inique infériorité, acquièrent des droits légitimes et pas un privilège.
Il reste à régler quelques points secondaires assez importants : l'esclavage, les immunités et les charges des différentes formes de la propriété
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territoriale reconnues par la loi turque (1), la part exact des domaines qui reviennent à FAngleterre (3) ; ceux que le sultan peut encore, parait-il, conserver personnellement dans File ; le reliquat enfin que le gouvernement britannique consent à rendre à la Porte sur les revenus de rile. Aucun de ces points ne semble devoir être Tobjet de débats insolubles ni très prolongés.
Déjà l'accord paraît être fait, quant à la somme réversible annuellement à la Turquie,' sur le produit de nie de Chjrpre, défalcation faite de tous frais d'administration. Le chiffre de cent mille livres sterlings ou deux millions cinq cent mille francs semble accepté départ et d'autre (3).
Les intermédiaires perdront peut-être à cet arrangement l'occasion de bénéfices plus ou moins licites. Le trésor impérial y gagnera quelques livres, et ses créanciers un commencement
(1) Les principales sont les suivantes : 1« Les terres Mirié, qui sont les domaines de l'État, res fieales ; 2^ les Tapou, qai sont des domaines de rÉtat engagés à diverses conditions ; 3» les Afulk, seules terres dont la possession fut accessible jusqu'ici aux races conquises ; 4* les Vacouf, biens ecclésiastiques musulmans; 5* les Metrouké, terres affectées k certains emplois publics ; 6' enfin les Mevat, terres vagues ou abandonnées, res nullius.
(2) Les obscurités de la rédaction turque ont amené quelques retards sur l'exécution des articles 4 et 5 de l'Annexe diplomatique du 1" juillet concernant les Mirié et les Mévat. Les difficultés paraissent devoir être prochainement terminées dans un sens favorable à l'extention du droit de propriété anglaise, notamment sur toutes les terres Mévat, ou terres inoccupées.
(3) Correspondance du Times» du 2 octobre. Weekly édition, du 25 octobre.
de gage sérieux, attendu que les fonds passeront des mains anglaises dans les caisses de la. Banque ottomane^ qui a déjà établi une agence en Chypre. Il est un point de procédure fort délicat sur lequel les Turcs devront ou ont dû déjà céder inévitablement. C'est la question du témoignage des Chrétiens dans les causes mixtes. 11 n'était point nécessaire que les actes diplomatiques en vinssent à régler ce détail secondaire ei pourtant si grave, mais la force des institutions nouvelles va le faire passer dans la pratique, s'il ne l'est déjà. Rejeté absolument et dans tous les cas par la loi turque, le témoignage des Chrétiens sera désormais admis même devant les tribunaux musulmans quand le Chrétien ^era demandeur, et devant les tribunaux chrétiens, quand il sera défendeur. Si ces principes d'équité générale blessent les Turcs, ils n'ont qu'à se retirer en Asie Mineure. Avares plus encore que éobres, peu portés aux travaux agricoles, inutiles à l'industrie, leur départ n'appauvrirait pas l'île. Rien de semblable n'est à craindre toutefois. Quelques fanatiques du Earpas et de Famagouste grommeleront, et «^éloigneront peut-être. C'est douteux. Ils tiennent trop à leur tranquillité, à leurs cimetières et à leurs beaux arbres fruitiers. L'ensemble de la population musulmane se résigne très pacifiquement à la transaction que les
circonstances lui imposent. Les plus clairvoyants l'acceptent avec satisfaction. Ils voient bien que la prise de possession anglaise est pour eux une solution favorable de la crise et du problème qui pèse sur l'empire entier et ils préfèrent leur sort h celui de leurs coreligionnaires de la Bulgarie et de la Roumélie orientale.
Tout le monde sent que le régime nouveau inaugure en Chjrpre une ère de sécurité, de calme, de travail parfaitement libre et d'accroissement probable d'aisance et de mieux vivre pour tout le monde.
Larnaca ne restera peut-être pas toujours le grand centre commercial de l'île. En attendant, la ville prend un développement et un essor rapides. La municipalité déjà constituée, et comptant sur un revenu très satisfaisant a trouvé à contracter un emprunt destiné à la construction de ses quais, à l'amélioration et à l'éclairage de ses rues. La chambre de commerce est réorganisée. L'ancienne commission sanitaire rétablie. Les paquebots anglais desservent régulièrement le port. Les Messageries françaises y ont rattaché leurs services. Il est question de le mettre en communication avec le continent par un double câble sous-marin qui rattachera Tîle à Beyrouth d'une part , à Alexandrie de l'autre. Rien ne paraît oublié.
Les Anglais ont immédiatement fondé un club et un journal, le Cyprus, qui paraît hebdomadairement en anglais et en grec. Us ne tarderont pas à élever un temple. Nous y avons depuis longtemps notre belle église et nos écoles. Nous ne désespérons pas d'y voir bientôt s'ouvrir un théâtre français. Ce sera lé signe de l'accroissement très désirable de la colonie française, qui est, avec l'italienne, la partie la plus considérable de la colonie européenne.
A un point de vue général, il est incontestable que l'établissement en Chypre d'un gouvernement libéral et juste, plein d'énergie et d'initiative sera non-seulement un bienfait pour l'île, mais un salutaire exemple et un puissant encouragement pour l'organisation si désirable de TAsie Mineure.
Quant à l'Angleterre, à part toute considération politique et stratégique, l'acquisition du nouveau territoire ne peut qu'être avantageuse. Ce n'est point une mauvaise affaire. Ce n'est point un fiasco^ comme des plaisants ou des jaloux se sont plu à le dire. Les deux millions et demi qu'elle consent à remettre chaque année à la Porte reviendront sous d'autres formes au trésor britannique par l'accroissement général du mouvement commercial et des importations industrielles. « L'Angleterre ne se charge pas d*ua
« fardeau en venant en Chypre, écrit-on de Nice eosie au Times j elle entre dans une moisson (1). » C'est notre conviction sincère ; et nous n'avons qu'un regret c'est que cette belle récolte, qui ne sera pas seulement matérielle, ne soit pas pour notre pays.