CHAPITRE V
MATiNZAS. — LA TRAITE DIS BLANCS*
À SON EXCELLENCE
DON FERNANDO O'FARRILL»
SOMMAIRE
Matanzas. — Ce qu'elle fut et ce qu'elle est. — - L'hApital militaire et la Lameda. — Les Cavernes. — Description. •— Pablo. -« La pierre de l'Américain. — Georges Lewis et la fille du regidor, épisode.— De Matanzas à Limonal. ^-Appareil de MH. Derosne et Cail. — Hommage rendu à la vérité. ^- Bateau à vapeur. — Navigation sur la côte nord et principalemect de Matanzas à la Havane. — Le capitaine. — • Les klenos. — La traite des blancs. — Toujourt TAnglais!.
Matanzas est une des plus jolies villes de Cuba* elle en est aussi Tune des plus importantes par son commerce et par sa population. Située sur la côte nord de Yl\e, au fond d*un golfe spacieux et sûr, entre le double promontoire de Sabinilla et des Icacos , elle offre un mouillage commode aux navires d(3 tous les tonnages. Sa proximité de New-York jointe à la nature de ses exportations^ la détermine à commercer principalement avec l'Union américaine , qui entre pour près des deux tiers dans son mouvement commercial. Les proportions dans lesquelles Matanzas a prospéré pendant cçs dernières années sont surtout remarquables. Il y a quinze ou vingt ans encore, elle n'était qu'une bourgade,