‹ L'île de CubaChapitre 40 sur 54 · TOME ï · texte numérisé non relu

TOME ï

— Et tu ttùis que c'est t.. .

— Vous n'avez que yingt-deui ans, seigneur.

Et comme j'étais devenu rêveur, Pepe, après un moment de silence , reprit tout en faisant les tnalles:

— Tous ne m'avez pas dit , caballero , ce qu'il faut faire des chevaux.

— Tu garderas le tien.

— Âhl seigneur, fêtais déjà très content de ce que vous m'avez donné pour le voyage... mais soyez sûr que je le laisserai plutôt mourir de vieillesse à côté de moi, que de m'en séparer jamais.

Pepe s'occupait en ce moment à dévisser sa cArabine.

— Que fais-tu là? lui dis-je.

— Je démonte cette arme pour la placer dao^ cette malle.

^-^ C'est inutile, garde tes armes.

— Ah! seigneur I

— Mais tâche de t'en servir plus adroiteinent.

Pepe Ascension aTait'receuiUi mes dernières paroles avec l'air grave d'un notaire écoutant des confidences testamentaires.

Durant le trajet de l'auberge au rivage il ne prononça pas un mot; mais tous les muscles de son visage, si impassible d'ordinaire, étaient en

-• 587 jeu. Il pleurait intérieurement. Quand il fallut nousL séparer, je lui tendis la main ; il s'en empara vivement, la porta à ses lèvres et la couvrit de larmes. Je n'y tins plus, je relevai le pauvre sauvage et, le serrant dans mes bras, je lui dis sur la rive un muet et dernier adieu.

Le Villa-Nueva leva l'ancre et nous partîmes.

Comme nous rasions en la doublant la pointe de Martillo, j'aperçus au sommet du rocher qui la termine un homme qui me Taisait signe de la main. Je répondis d'abord en agitant mon mouchoir, mais je le portai presque aussitôt à mes yeux... C'est la dernière fois que j'ai vu Pepe Ascension.

En doublant le cap Crux, on a déjà une idée de Santiago de Cuba. L'aspect de Tlle change brusquement alors, et à cette interminable langue de terre, dont Tuniformité, du cap Antoine à Mazanillo, n'est interrompue que par les sierras de Trinidad, succède un sol dentelé de hautes montagnes, hérissé de puissantes forêts. On n'a plus sous les yeux un littoral étroit et bas ; le spectacle varie, les émotions se renouvellent à chaque instant. Au lieu d'un terrain jaunâtre, recouvert à peine d'une végétation parasite et maladive, l'œil saisit tantôt un vallmi plein de fraîcheur et d'ombrage, tantôt une cascade encaissée dans une double falaise, ou se brisant avec fracas > au sommet d'un mont

qu'elle couronne d'un blanc panache, pour retomber ensuite en pluie sur la yallée ; ou bien encore» c'est un pic élancé qui, après être monté d'un bond jusqu'aux régions du tonnerre, tourne brusquement en coude, et se penche sur Tabtme avec ses arbres, ses fruits et ses fleurs.

L'aspect de cette nature grandiose rappela involontairement à ma pensée le souvenir de mon beau pays. Plus d'un haut plateau de la Sierra- Maestra, portant une caféyère au-dessus des nuages, me parut être, en grand, le Houëlmont de la Guadeloupe, et je saluai dans le cône régulier du l'arquinp l'âpre Va uclin de la Martinique. Mais ce fut surtout lorsque nous eûmes pénétré dans la baie de Santiago de Cuba, et après avoir laissé à droite le Morro, géant de bronze assis sur du granit, que je crus être transporté au Fort-Royal ou à laPointe-à-Pftre. Comme ces deux villes, sessœurs, Santiago apparaît tout-à-coup au fond d'une baie fermée, avec ses maisons peintes et ses cocotiers. Et, pour compléter Tillusion, dès que les pirogues de la ville eurent abordé notre bateau, on ne parla plus que français autour de moi. Cétait la première fois depuis bien des jours que j'entendais parler la langue de mon pays. Quelle douce musique c'est là, à Toreille du voyageur !

Dans chacun de ces hommes qui nous en^

(purulent, je croyais voir un frère, j'étais éqio» je leur aurais volontiers pressé la main à <pus,

I)ei|x amis, auxquels j'avais été annoncé de la Qav^ei vinrent me prendre à bord. Guidé par eux, je nie mis en quête d'un hôtel. Pour les p^es Yoys|geurs qui ne sont jamais sortis des trente-deux états de l'Europe, chercher un hôtel est eltose facile, mais ceux qui ont visité Cuba ep (JétaiU savent, hélas! combien l'entreprise est épineuse. Si à la Havane le West-House est un des plus beaux hôtels du monde, et la maison ^e madame Dominguez un paradis peuplé de houris, les choses changent en sortant de ses nurs. J'ai été obligé de coucher dans une sorte d'écurie à Puerto-Principe, et à THÔtel de l'Europe à Santiago de Cuba. Dieu sait si je voudrais causer le moindre préjudice à ce brave et honnête Béranger, dont la cuisine provençale a réveillé mes sens fatigués, mais il en convient lui-même, il y a par le monde peu de bouges aussi infâmes que Ihôtel de l'Europe. La faute n*en est pas à ce digne fils de Marseille. Durant bien des années, il s'est épuisé en efibrts Mperflus pour faire changer de face aux choses. Souvent il me Ta dtt^ lorsqu'il arriva à Cubu il n'y avait pas même un hôtel de l'Europe pour abriter le voyageur égaré qi(e le hasard y je-

Uit^ Force était doQC de s'adresser k m habitant de la yille et de réclamer de son hospita» lité, un gite qui, disons-le en passant, n'était jamais refusé. Béranger pensa que c'était k UQ Français, et à m Français de la Provence qu'il appartenait de créer» pour les péierip». quelque asile confortable à Santiago. ^^ Aussitôt, aree cette activité et cet esprit d'innovation qu'on apporte toujours d'Europe, U inaugura un m^*» gnifique établissement sur le quait ep face; du port, à la vue de tous le$ passants. Enumér^r ici les innombrables m^mptçs qui accueiUireut 9U début cet infortuné ami de la cuisiue et 4^ progrès serait impossible. Il y aurait de quoi écrire un in-folio. Quand on ne le payait pas k coups de bâlon, parce qu'on n'avait pas d'autre monnaie pour le quart-d heure . c'était un ef-* fronté coquin venu d'Europe avec un nom d'emprunt, qui lui enlevait en un jour ses éomomies de plusieurs années, puis on l'envoyait en prison ou on le condamnait à l'amende, parce qu'il avait osé réclamer une d^tte à l'alcade ou k quelque autre officier municipal- ISuflUi. toutes ces misères imméritées, toucf Qfn vols successifs, toutes ces vexations offk^ll^ a^Utif^Vt k )4 fermeture du bel établi^mQu^ ^\ h )a wr^tipll de l'b^tQl de lEurope actuel.., () f#fî( 4# 9^ r^m^ oauMS à une par^ilW ftA (

Je devais compatir plus tard aux malheurs de Béranger, il m'en fut reconnaissant par anticipation, en m'oclroyant, dès le jour de mon arrivée, la meilleure chambre de sa maison. De mes fenêtres, je découvrais la baie dans toute son étendue. Je pouvais voir le matin entrer et sortir tous les navireS; le soir scintiller les étoiles au fond de la mer, et toujours se dresser devant moi les hautes et majestueuses montagnes del Cobre. Ces avantages, grands sans doute, furent amplement compensés par l'apparition, dans mon logis, d'une espèce de fourrais rouges, qui me firent subir toutes les tracasseries d'une haine de race. Aussi, quelles luttes sanglantes, quels combats à outrance eurent lieu toutes les nuits, et souvent à mon plus grand préjudice, je dois Tavouer ; mais, telle est, chez certaines gens, la force de l'habitude, que je m'attachai à ma chambre malgré ce rude désagrément, au point de refuser, par la suite, les aimables invitations qui me furent adressées par les personnes auxquelles j'avais été recommandé.

Quelles étaient bonnes, ces soirées que je passais si souvent à cette fenêtre , alors que , fermant mes yeux et me repliant en moi-même, je conversais avec tous ces êtres chéris ; je vivais au milieu de ce monde idéal d'amours et de regrets, d'espoirs et de craintes^ que tout homme

^595 — porte dans son sein, partout où le conduisent ses pas errants! Que de fois aussi ^ durant ces longues et chaudes Journées, dans cette même chambre, réunis autour d'un brandi glacée noyés dans la fumée odorante de noscigarres, nous avons parlé de notre France bien-aimée ! alors toutes les voix trahissaient l'émotion du cœur, quelques yeux se voilaient de larmes, jusqu'à ce que, par une de ces brusques et charmantes transitions, dont Tesprit français seul est capable 9 nous éclations de rire à quelque souvenir des bals de l'Opéra involontairement évoqué , ou à quelque épigramme toujours bien reçue. C'était tantôt le docteur Martin avec sa verve parisienne, tantôt la flegmatique originalité de Kolm, dont on peut dire comme du vieil huguenot : diamant brut incrusté dans du fer; ou bien encore et dans un ordre plus sérieux , notre consul , Rose Raimondy, si digne, par la noblesse de son caractère et par l'élévation de ses sentiments, de représenter à l'étranger, Tune des plus grandes nations du monde. Toutes nos heures n'étaient point ainsi perdues en inutiles causeries. Parfois aussi, nous transformions cette chambre en une salle d'armes où je prenais plaisir à démontrer, le fleuret à la main , tout ce qu'il y a de logique et de vérité dans la savante théorie de Grisier, ce géomètre de l'escrime.

Ces dcmces heures écoulées au milieu ée compatriotes que j'aime et que je regrette , soiit un des plus chers souvenirs d'une yte de lotte 9t de travail.

Le lendemain de mon arrivée à Santiago, après avoir été présenté, par le consul de Fraow, au gouverneur de la provincet le général Jbib Tello, pour lequel j'étais porteur dune earla du Capitaine-GénéraU je voulus remettre égalemeat les autres lettres d'introduction qui m'avai^il été données à la Havane pour les principaux habi^ tants de Cuba. Je me plais à le dire, j'eus di tous un accueil plein de bienveillance et de cor* dialité dont Je leur serai reconnaissant toute ma vie. Chez don José de la Pezuela, qui me reçut en fils de roi qu'il est, je trouvai réunie à peu près toute l'aristocratie espagnole. Elle se distingue entièrem^it de Tarislo^atie crétde, représentée par leurs excellences MM. de Mi^ randa^ de CastiUo, le marquis de Yarayabo, et Içs trois familles Griiîan, San-Lazare et de Kin^ (telan. Je fus initié à la société française dai» un dtner que me donna le consul belge» M. Wer« brugghe, jeune homme de coBur, de sciage et de belles manières. Là, je fis la connaissaTOQ de MM. Joseph DuFourg, de Ribeaux, CouroiH neau et Eugène Rêvé, quatre Français qui, à l'étranger , font honneur à leur pa;s comoi^ Ut

9n feraient rornement dans son propre sein. Quant à la société anglaise, elle me parut meryeilleusement représentée par M, Wright, négociant auquel on se plaît à accorder une intel* ligence commerciale tout-à-fait supérieure, et dans lequel j ai trouvé, moi« les idées les plus saines sur les intérêts moraux et matériels du pays qu'il a adopté depuis tant dannées.

Mais avant de pénétrer davantage dans la société cubanaise, avant d étudier avec soin et en détail les nuances diverses qui la composent, je demande au lecteur la permission, de faire un pas en arrière, pour jeter un dernier regard sur la ville dans laquelle nous sommes entrés si brusquement, et que les ombres du crépuscule voilent déjà.

Comme presque toutes les villes de l'archipel américain, Santiago de Cuba est bâtie en amphn théâtre, sur le bord de la mer, et dans un bassin entouré de hautes montagnes. Le peu qu'on sait de son histoire apprend qu'elle fut fondée en 1514 par Diego Vélasquez, et que pendant long-» temps on la considéra comme la capitale de nie. Par la nature du terrain autant que par les idées des habitants, elle se divise en deux parties bien distinctes : La Marine, habitée par te commerce et la classe mal aisée; le Uaut de la Yille^ qui couronne Textrémité de Tamphithéà-

tre, et dont la noblesse a fait sa demeure. Entre ces deux quartiers rien de commun. L'aspect des constructions, le caractère des habitants , on pourrait presque dire leur langue, les mœurs et les usages, tout est différent. La Marine couverte de petites maisons au milieu desquelles apparaissent ça et là, les grands corps de logis des magasins ou des établissements de douane et d'entrepôt, offre une apparence qui ne manque pas d'un certain pittoresque, triste et misérable. Il n'est pas rare d'y voir une verdure maigre se montrer entre les maisons séparées souvent par de larges vides. Mais, en compensation, nulle part dans la ville , le mouvement n'est aussi général du matin jusqu'au soir. Tout ce monde d'acheteurs et de vendeurs s'éveille avec le jour. On va, vient, parle et remue. L'air est plein du bruit du port, du chant des nègres, du sucre qu'on rabat, du café qu'on empile. Patout et toujours, les affaires et les hommes d'affaires coudoient, traquent et poursuivent. Enfin, on comprend qu'on est dans une cité commerciale et Ton est fier d'appartenir à la France, en n'entendant parler que français là où Ton travaille, tandis que l'espagnol règne en maître absolu là où Ton ne fait rien. J'ai dit encore que si le commerce envahissait la Marine, elle était également habitée par la classe mal aisée de la

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population. En effet, la plupart de ses rues sont des agglomérations de chétives bicoques où logent principalement les gens de couleur et beaucoup d'anciennes familles malheureuses de Saint-Domingue. C'est aussi 9 par cette dernière circonstance, qu'il faut expliquer Tusage presque général qu'on y fait de la langue française et surtout du créole français de Saint-Domingue qui est, à peu de chose près, celui parlé dans nos colonies.

Le haut de la ville est bâti , je le répète , d'une façon toute différente. Sans parler de Tordre d'architecture qui y est observée , car évidemment les règles fixes et vraies de cet art sont complètement ignorées à Cuba, je dirai que là, les bâtisses sont plus élevées, les formes plus monumentales. Ce ne sont plus les maisonnettes rouges et grises de la Marine, mais des demeures élégantes à Textérieur et confortables à l'intérieur. Puis on aperçoit ça et là, sous les portes cochères, des voitures qui remisent, et des noirs en livrée. De riches magasins, tenus principalement par des Catalans ét:>lent, à leurs devantures les merveilles des manufactures européennes. Puis de loin en loin, un piano qui déchiffre quelque fantaisie de Thalberg vient rappeler tout-à-coup que les beaux arts, eux aussi, ont pénétré jusque là.

Comme la Marine est sitaée dans un ba^ fbuâ et le haut de la ville sur une éminence ainsi qile rindique son nom , les rues qui les unissmt présentent des plans effrayamment inclinés. C'est à peine si l'étranger peut les gravir à piod> (andts qu'à ses côtés, lescaleseros aguerris par 1 habitude, y lancent leurs cfaQvaux à fond de train* Aussi c'est une des choses qui m'ont le plus vivement frappé, que devoir déjeunes femmes tranquillement assises au fond de leurs volantes, que la rapidité du cheval et le mauvais pavé des rues font bondir sur ses pentes si rapides.

Habiter le haut de la ville, est pour la noblesse Gubanaise un signe si distinctif , une loi si ri*goureuse. veux-je dire, qu'il est, selon elle, hors de toute convenance de se trouver à la Marine autrement qu'en promenade ou en affaires fii effet, si, comme nous l'avons déjà vu, la Marine est le centre du commerce^ c'est aussi sur Bsm môle qu'est située la Laméda. Pour s*y rendre, la noblesse est bien obligée de salir prosaïquement les roues de ses somptueuses voitures h la boue de la ville basse. Cette grande dérogation a lieu une fois par semaine, le dimanche. Ce jour-là, nobles et bourgeois, circulent pètemêle, au bruit de la musique militaire, symphenisânt en plain air sur le môle. Ceux qui sont à pied s'arrêtent et critiquent; ceux qui sont eli

toitore passent et méprisent. Il y en a bien aussi qui galopent a cheval ; mais ceux-là sont les plus mal partagés. Ce sont ordinairement des hommes vôlus en toile blanche, et montés sur de méchants petits cheraux rétifs qui vont le b*aquenard. A les voir évoluer dans la poussière» il parait difficile détablir tout d'abord quel est le plus ridicule du cheval ou du cavalier; mais, Tun portant Tautre, les pauvres diables courent d'un tel train et de si bon cœur qu'on n'a vraiment pas le courage de faire autre chose que s'arrêter et rire.

Deux jours de la semaine, la Marine, à son tour envahit le haut de la ville ; ce sont les lundis et les vendredis : ces deux jours, il y a retraite sur la place de la cathédrale, entre huit et neuf heures du soir d'octobre à mars, entre neuf et dix d'avril à septembre: la musique, rangée autour d'un transparent allégorique, occupe le centre de la place et les promeneurs circulent entre deux rangées de personnes assises.

Mais le lecteur veut-il se faire une idée de ces beaux lieux ainsi animés? Qu'il se représente une place carrée, planlée déjeunes arbres, bornée d'un côté par l'habitation du gouverneur, en face de laquelle s'élève la belle cathédrale de Santiago. Les deux autres côtés de ce quadrilatère sont formés par de riches hôtels. Je me

figure encore cette promenade illaminée par le ciel du tropique, embaumée et rafraîchie par les brises qui montent de la mer, frémissante de notes harmonieuses tombées des instruments ou de la bouche des Cubanaises au doux parler. Je les suis encore de lœil, ces ravissantes créoles, tandis que la tête ornée de fleurs naturelles qu'embaume leur chevelure, elles glissent et disparaissent dans la nuit, semblables au sourire que leur venue fait naître sur les lèvres, et que leur absence efface. Et c'est là nne des plus charmantes images que puisse évoquer, dans ses rêves, le voyageur rentré au sein de ses foyers.

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II y avait une semaine environ que j'étais à Santiago, lorsque je fus invité par don Antonio de Mesa, un habitant considérable de llle, à la cérémonie dans laquelle il devait être reçu commandeur de rOrdre Royal Américain d'Isabelle* la-Calholique. Je m'empressai de répondre à cette invitation, non-seulement à cause de l'intérêt que je portais à cet ami, mais encore parce que je n'avais jamais assisté à une pareille solennité. Je me rendis à l'heure indiquée dans la chapelle du gouvernement où, d'après les termes du faire-part, devait avoir lieu la réception. Tous les membres de TOrdre , et une foule de personnes de distinction, avaient été conviés, La chapelle était pleine, et ne pouvant rien voir

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