SUPPRESSION DE LA FEODALITE
de justice dos barons fm'i'iu maintenus sur leurs sièges à titre de juges royaux. La noblesse n'avait pas assez de force pour songer ù résister. Il y eut à peine quelques réclamations, et elles se calmèrent sur la promesse du roi que les feiidalaire.s recevraient une large compensation pour les privilèges surannés qu'on lour enlevait. Ce premier pas fait, d'autres plus importants suivirent.
Le gouvernement demanda aux barons, et en leur absence à leurs agents, un état exact de leurs fiefs, des droits qui y étaient attachés et des revenus qu'ils en avaient tirés pendant les douze ou quinze dernières années. Les communes durent fournir parallèlement un état des redevances féodales auxquelles elles étaient soumises (1). Une commission instituée ù Tagliari (21 fut chargée de vérifier les déclarations des deux parties, de vider les différends qui pouvaient naître do leurs prétentions contradictoires, d'évaluer en argent le revenu brut des seigneuries, leur revenu net et les dépenses qu'entraînait pour chaque seigneur l'exercice de sa petite souveraineté. Dans le cas, où soit le feudataire, soit la commune ne seraient pas d'accord avec la commission, ils pouvaient en appeler an conseil suprême de Sartlaigiie siégeant à Turin (H). Le gouvernement avait cru d'abord pouvoir faire accepter aux barons, eu échange de leursdroiUféudaiix, une compensation en terre. 11 espér.iH guérir ainsi le mal de l'ali-
(1) Eilit r<pval Jn Ifl d.'itml.x 183.Î, -uiri 'l'un prrgnnt du 5 janvier îaifi.
UK L'ILE DE SAEPAKiNK.
«entéisme, inspirer aux classes rk'lu's le goût, de l'agriculture et faire passer une grande partie du territoire sous le régime de la propriété parfaite. Mais les baron.» qui ne voulaient devenir ni spéculateurs ni agriculteurs, parce qu'ils savaient qu'ils ne trouveraient pas mi Sardaigne d'acquéreurs pour leur revendre leurs terres ni d'ouvriers pour les exploiter, l'efii surent cette combinaison. Il fallut alors leur offrir une compensation en arpent (1), A cet effet, on inscrivit an grand-livre une rente annuelle de.ïTG.l O ) livras piémontaise-s ou francs, dont 480,000 devaient être servies aux feudatairus et dont 90,000 devaient être employées à l'amortissement du capital. L'Etat avançait ci garantissait cette rente. Mais pour se récupérer, il établissait sur les communes un impôt proportionné à la fois à leurs ressources et aux charges dont elles se rachetaient, impôt auquel tous les propriétaires sans exception devaient être .soumis. Cette contribution des communes était divisée en deux parts : l'une représentant les anciennes redevances payées en nature aux feudataires fut décla-
c'est-à-dire au\ Him'in** ptirpéiiiclks de. la souveraineté' qui passaient des mains des bai uns ans mains du gou- Vi'nieuieiii royal, fut déduréi' |irr;irtiii'lk 2). La part L 1 susceptible d'être rachetée pouvait l'être moyennant
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