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la production du viueteu ont fait tomber à presque rien l'exportation autrefois considérable. Mais tout porte à croire que ces résultats ne seront que transitoires et que le progrès qui avait été la conséquence de l'union de la Sardaigue avec le Piémont sera suivi d'un autre progrès, déterminé par l'union des États sardes avec les autres Etats italiens.
Eu effet, si le commerce de la Sardaigue est resté statiouuaire de 1859 à 1863, dans les années précédentes il s'est beaucoup développé. De 1S24 à lXfi3 il a quadruplé, et de 184!> à 180;t il a doublé. Il a passé de 8,287.000 francs à 10,905,701 francs dans la première période et de Iti millions à :« dans la seconde il).
La France a toujours eu nue grande part dans ce commerce. Eu 1849 c'est elle qui était au premier rang pour le chiffre des importations en Sardaigue. Le Piémont ne venait qu'après. Mais l'assimilation complète des deux provinces changea cette situation et. Ht passer dans les mains du Piémont une partie des
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nfluires qui étaient dans les nôtres. De :i millions, où elles étaient en 184i), nos importations en Sardaigne iombèrent à 1 million 700,000 fr. et do 1 ,700,000 fr. les exportations de Sardaipne en France tombèrent à 740,000 fr. Les unes et les autres se sont relevées dopuis ; les importations de la France en Sardaigne sont remontées à rj.fiOO.OOO francs et les exportations de Sardaigne en France à 4 millions (1). Les importations du Piémont en Sardaigne, qui étaient en 1RI0 de 3,!K>8,Sfî7 francs, montèrent à 1, à fi, jusqu'à 8 millions, et les exportations de Sardaigne en Piémont passèrent de 5 millions et demi à 8, à 12, à 13 uilliuDt poar redescendre ensuite (2). Eli 1859, c'est-à-dire dans l'année (pli a précédé la formation du royaume
d'Italie, sur un commerce total de 32 millions, 21 millions. mpiv-i'uliUi'ni Ifs relations commerciales dû la Sardaigne arec les différents États d'Italie et 11 millions ses relations avec l'étranger. Sur ces 1 1 millions, la France figurait au premier rang pour S millinns et l'Angleterre au second pour 1,730.000 francs.
Les marchandises que In Sardaigno demande à l'étranger sont les tissus de laine et de coton, le fer et le cuir ouvrés, la quincaillerie, le sucre et le café. Le» principaux objets qu'elle exporte sont le blé, le vin. le bétail, l'huile, les fromages, le bois, le liège, le sel et
Le sel et les minerais sont jusqu'à présent les seuls produits importants de son industrie
Ses cotes étant, en beaucoup de points, fort déprimées et présentant de vastes plages presque au niveau de la mer, les nuirais salants y sont d'un établissement facile, et grâce à l'élévation de la température et à la fréquence des vents, l 'évaporât ion s'y fuir promptement
gnie qui, tout ou concentrant la prinhici ion dans deux ports, à Cnglinri et à Carlo- Forte, l'a considérablement augmentée. L'Etat faisait, environ 310 mille quintaux métriques de sel par an, et la moyenne de ses exportations à l'étranger ne déposait pas 3:'. mille quintaux. Én 1SC0, la compagnie a fait 1 .343,078, et en 1863 1,518,035 quintaux de sel, dont 40,370 ont été vendus
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dans l'île, 476,700 expédié en Italie et 410,060 à l'étranger. Ce résultat a été obtenu sur 1,050 hectares île marais salants, au moyen <le 32,090 journées rie travail dont la moitié oui été faites par des ouvriers libres et l'antre moitié par des galériens. L'augmentation de la production du sel n'a pas seulement pour effet de (ournir des salaires élevés à un grand nomhre d'ouvriers, elle a l'avantage, bien plus important, pour l'île, d'amener dans ses ports beaucoup de navires étrangers qui y font parfois de longs séjours, par conséquent de fortes dépenses, et de contribuer par là À y développer le commerce maritime.
Les mines peuvent être à l'avenir une source de richesse bien plus importante. Elles sont nombreuses. Il y en a de plomb, de fer, de manganèse, d'antimoine.
plus riches. .-Vb^ml- »ihjw^ pciida:il le moyen w, exploités de nouveau sous la domination pisane et génoise, abandonnés encore sous la domination espagnole, leur exploitation n'a été reprise qu'en 1840. Mollement poursuivie d'abord, elle a fait depuis quelques années de grands progrès. Les concessions sont déjà nombreuses, les demandes de concessions affluent, el de tous côtés on fail d'activés recherches. En 180H il y a eu 413, et en 1*64, environ 500 demandes d'exploration. Parmi les mines exploitées, celles de plomb sont les plus; importantes par leur richesse et leur étendue. En 186:1, elles ont produit 14,890,792 ki-
Mi L1LK DE SARDA10NE.
logrammes de métal représentant 3,110,433 francs. Une mine île fer concédée le 1" février 1R83 à une maison française (1), qui a donné le noble exemple d'adjoindre un hôpital à sou exploitation, a dans la première année rapporté 30,000 et coûté 208,00(1 fr. En résumé, le produit toL-d des mines a été en 1863 de 3 millions et. demi, l?s dépenses qui y ont été faites se sont élevées à prés de 3 millions, le nombre des ouvriers qui y ont été employés a été de 3,000, dont les cinq sixièmes étaient des hommes, les autres des femmes et des enfants. F.u 1850, le produit des mines avait été de 557,101 francs, en 1855 de 1,206,871 frimes, en 1858 de 2,815,603 francs.
Les usines établies jusqu'à ce jour sont peu importantes, il faut attendre pour en parler qu'elles se soient multipliées et qu'elles soient sorties de la période d'enfantement. Les tanneries déjà florissantes sont eu progrès fi). La fabrication des tissus languit. Les pêcheries de Ihon, pour lesquelles In nature ne permet pas de concurrence, sont de plus en plus favorisées. En 1803, on a pÉché 10,024 thons qui ont donné un bénéfice net d'environ 380 mille francs. En 1833, on n'avait péché que 7,751 thons; en 1835, 8,211 ; en 1837, 11,428.
Comme on le voit, la Sardaïgne a tons les éléments d'un grand commerce et d'une industrie pnis-
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