‹ L'île de Sardaigne: description, histoire [ &c.]Chapitre 16 sur 52 · ROUTES ET CHEMINS DE FED · texte numérisé non relu

ROUTES ET CHEMINS DE FED

(le routes livrées à la circulation, dont 860 de routes nationales et 125 de routes communales. C'étaient environ 407 mètres de longueur de route par mille kilomètres carrés de superficie. La province dltalie qui, après la Sardaigne, est la moins avancée sous le rapport de la viabilité, la Sicile en avait alors 844 mètres, les provinces napolitaines, 1,314: le Piémont, 4,807 ; laLombardie, 9,378 (1).

Quand le réseau voté sera achevé, il restera encore beaucoup à faire. Ce réseau cependant donne déjà une large satisfaction aux besoins les plus pressants. Pour

(J) La Sardaigne et la Coi*8e ayant entre eUes nnt grande analogie, il est toujours intéressant de les comparer. Je donne donc ici, d'après ]cs documents officiels, IVUat de la viabilité en Corse au l*'" janvier 1864. — a Jji viabilité de ce département est restée, pendant de longues année?, dans un état d'imperfection qui a nécessité l'adoption de mesures spéciales. Une loi du 26 juillet 1B3.9 et des décrets des 3 mai 1854, 10 juin l856 et 28 août 1862, ont ajouté aux 416 kilomètres de routes impériales classées dans ce département par la loi du 25 mai 1836, cinq routes, d^une longueur totale de 655 kilomètres, dont la construction est évaluée & 14,100,000 francs. Un crédit de 900,000 francs a été affecté, sur l'exercice 1*363, àTcxt^cution de ces travaux. Les dépenses antérieures s'étant élevées à 7,375,000 francs, il restera 2i dépenser, au l" janvier 1864, une somme de 4,925,000 francs. Dès aujourd'hui, ces nouvelles routes sont livrées à la circulation sur ime longueur de 445 kilomètres, et il ne reste que 210 kilomètres à ouvrir ou à terminer. La Corse a été dotée, en outre, par le décret du 28 mars 1852, d'nn réseau de routes forestières, destinées à mettre en valeur de vastes forêts domaniales dont Texploitation avait été jusqu'ici impraticable. Ces routes, au nombre de treize, et d'une longueur totale de 558 kilomètres, doivent coûter, y compris les frais d'entretien jusqu'à l'époque de leur achèvement, une somme da 8 millions de francs environ. Un crôdit de 500,000 franc?, a é;t* affecté, en 1863, à cette opération, qui, tout en remplissant sa destination spéciale, va porter la circulation dans les parties les plus montagneuses de l'île. Déjà 417 kilomètres de routes forestières sont terminées; il restera à dépenser, au !•' janvier 1864, une somme de 2 millions 30 ),000 francs pour leur entier achèvement » ,

2/50 i;iI.K DE SARDAIGNE.

une île, le premier besoin c'est l'expansion au dehors, la création et le développement des relations maritimes.

Il faut donc y créer dés routes sur les côtes pour rendre le pays de toutes parts accessible et relier entre eux les différents ports afin d'ouvrir dans toutes les directions aux productions de la terre et de l'industrie le marché sans limite de la mer. Mais cela ne suffit point. Il faut encore que le centre soit mis en communication avec le littoral, que la vie stimulée partout par une active circulation puisse rayonner en tous sens, et que les grandes villes, qui sont les foyers les plus actifs de la civilisation, soient unies entre elles pour se développer par un mutuel échange de productions et d'idées, et pour répandre autour d'elles la lumière, l'énergie, la force.

Le réseau voté pour la Sardaigne satisfait à ces conditions. Il se compose de la manière suivante (1). Une première route longitudinale, ouverte déjà depuis longtemps, va du sud au nord de l'île, de Cagliari à Porto- Torres, par Monastir, Oristano, Macomer, Torralba et Sassari, réunissant ainsi ce qu'on pourrait appeler les trois capitales Cagliari, Oristano, Sassari, et traversant les cantons les plus fertiles et les plus peuplés. Une seconde route longitudinale suit la côte orientale qui, pour la Sardaigne, est sous tous les rapports la plus importante, car non-seulement elle est la plus rapprochée du continent, et elle regarde l'Italie, mais la na-

(1) Voyez la carte.

Page 1