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sentement aussi nécessare que celui de la majorité des tenants, mi les collecteurs ne peuvent valablement prendre en charge de nouveaux pauvres (1), ni les connétables soutenir des procès collectifs (2).
Ailleurs, c'est au contraire un désaccord au sujet de bâtiments publics ou d'entretien des routes (3), qu'il s’agit de terminer
Une vieille ordonnance de novembre 1597, postérieure à l'établissement de la Juridiction Royale à Serk, avait voulu réparer, dans les ordres posés par les Seigneurs du Conseil Privé, l'oubli relatif à « la seure garde et détention de telles personnes qui « pour aulcune cause civile ou criminelle auroyent « encouru et mérité punition d'emprisonnement cor- « porell ». Aussi avait-elle décidé qu'au plus brief que « faire se pourra, un certain heu clos ou maison « de capacité et force suffisante pour une prison sera « à cette fin appointée ou (sy besoin est) nouvellement « bastie en ladite Isle de Serk aux communs frais d'icel- « le » (4). est probable que cette prescription fut plus fidèlement exécutée que les suivantes relatives à la nomination du geôlier. Toujours est-il que trois siècles plus tard, la Cour de Guernesey enjoignit à nouveau aux habitants de bâtir une prison à leurs frais (5). Aussitôt grand émoi, les Chefs-Plaids se réunissent d'urgence et relusent d'obtempérer à cet ordre, se réservant de donner leurs raisons devant la Cour. Le Seigneur tente de ramener à la raison nos récalcitrants en offrant
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0 sept. 1835, f. ci-dessous.
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f. ci-dessus.
e 5) Serk, 8 mai 1832 (ord. du 30 avril 4832). V, p. 24( à 249.
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à l'ile ( par une donation pure et gratuite » un morceau de terre à condition qu'une prison y soit érigée, et d’accord avec le Sénéchal, sans plus attendre, commence les travaux (1). L'année suivante, celui-ci présente à l’Assemblée le compte des frais de construction. La majorité que la libéralité précédente n’a pas amadouée, ne veut vien entendre et déclare que c’est au Seigneur à lui fournir cet édifice. Ce dernier, pour ne pas envenimer le conflit, en discutant plus longuement luimême, relusa son consentement à l'acte précité, « vu quil y était personnellement intéressé », mais déclara en même temps qu'il laissait les habitants faire à leur volonté (2). Ceux-ci en profitèrent aussitôt pour nommer deux des leurs chargés de défendre leur cause devant la Cour de Guernesey qui, naturellement ne modifia pas ses précédentes ordonnances et les condamna à payer les frais. C’est avec celui de 1805, relatif aux corvées, le seul cas de veto seigneurial que nous connaissions dans l’histoire de Serk. Il s'explique d'autant plus facilement qu'en l'espèce, en n'usant pas de ce droit, le Seigneur aurait tacitement accepté les prétentions de ses adversaires et se serait forclos lui-même devant la Cour. Il est à remarquer d'autre part qu'il en a tempéré très habilement les effets, en permettant aux Chefs Plaids de délibérer valablement en dépit de son abstention sur l'opportunité d’un procès qui mettrait honorablement fin au conflit. La leçon profita et en 1855, les Chefs Plaids ne firent plus aucune difficulté pour démolir la prison et la reconstruire aux frais de
la taxe (3).
(1) Serk, 27 août 1832,
(2) Serk, 17 avril 1833, p. 246 (f. ci-dessous). (3) Serk, 3 oct. 1855, VI, F. 58.
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En d’autres hypothèses, ceux-ci par contre ne lu ménagent pas leur confiance.
Longtemps, 1l figure parmi les fidei-commissaires de la rente française achetée pour placer les économies de File, et se voit choisi comme dépositame des deniers de l'Impôt. Souvent, 1l est chargé de négocier soit seul, soit avec le Sénéchal, soit avec une Commission spéciale, en vue d'obtenir de Guernesey une part proportionnelle des taxes sur les spiritueux, le vin, la bière, le tabac et le charbon, ou du Conseil privé l’autorisation de procéder à un emprunt et de frapper de certas droits les vapeurs et leurs passagers débarquant dans l’île. Comme les autres habitants, 1l gage ses biens meubles et immeubles en garantie desdits emprunts.
Il fait partie des Comités du Havre et d'Education.
Dans ce dernier ordre d'idées, son activité fut particulièrement incessante. Il réussit à secouer l’apathie de ses tenants et leur esprit d'économie pour remettre le bâtiment de l’école en bon état en négociant un prêt des Etats de Guernesey (1) et en s’engageant à 25 € si les habitants de leur côté mettent pareille somme à lever par voie de taxe, dont bien entendu 1l sera exempt (2). I traite directement avec la « National School Society » qui lui promet son concours à condition que l'enseignement reçu dans l’école sera conforme au « Bill’s system » et que les livres en usage seront ceux adoptés par la dite Société. Il obtient alors que les Chefs-Plaids se substituent à lui dans l'exécution de ces obligations, moyennant quoi il cède gratuitement à Nicolas le Prevot le Masurier, leur autorisé à cet effet,
(1) Serk V, 5 avril 1826, f. ci-dessous.
(2) Serk V, 18 avril 1827, p. 209.