‹ L'Île de Serk Un état féodal au XXe siècleChapitre 8 sur 67 · LD. RE · texte numérisé non relu

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vant S.M. son successeur proposé (1), qui se trouve ainsi dispensé de l'hommage, comme nous le savons déjà et comme d’ailleurs il a toujours été usité pour les transmissions entre vifs à Guernesey. Cette permission de vendre présente en outre pour le Seigneur de Serk l’avantage de le décharger valablement de toute obligation féodale passée et future à l'occasion de son fief et de lui substituer complètement son acheteur dans ses devoirs vis à vis de son suzerain.

Les exemples abondent pour illustrer ces règles. Le représentant de la famille des Carteret, entre les mains de laquelle Serk était restée depuis Elizabeth, se trouvait au début du XVIIT fort désargenté. Ses créanciers, sans grand respect pour sa parole de Lord exigeaient successivement l'enregistrement de leurs reconnaissances sur les livres du greffe (2). Charles de Carteret, aux abois, hypothéquait ses clos (3) et multiphait les ventes parcellaires des terres et maisons en sa possession. Sa libération restait problématique : aussi obtint-il de la Couronne la permission de vendre ses fiefs de St Ouen et de Serk. Cette autorisation ne fut utilisée que par son successeur Jean de Carteret qui après avoir, en quinze Jours de temps aliéné la dernière série de ses clos (4) se

{1j Second report n° 5096.

(@) Serk, 22 août 1710, p. 58. Je CRanse de Carteret, seigneur de St-Ouen et de Serk soussigné, reconnais devoir bien et justement à Phil. de Carteret eb Ph. de la Mongneric la somme de 900 L. tournois, Four loyal prêt d'argent recu à mon contentement... pour gage, plaige, usufruit et assurance de laquelle somme lui ai hypothéqué et par les présentes lui hy pothéque le Grand Clos du Cerf à Serk.

En 1715, Ch. «e Carteret reconnaît devoir à Bourdon de St-Pierre (Guernesey) 6.300 L. tourn. ; à Dobvée (Guernesey), 1.456 L. tourn

(3) annexes n° 33.

(4) annexes no 34.

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