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résigna à se défaire de la Seigneurie elle-même. Il chargea de ce soin un sieur Payne, qui une fois l'amateur trouvé et l’acte de vente régularisé le 3 sept. 1720 se substitua à son tour comme procureur Samuel le Coq « pour meltre en possession de l’île de Serk et de toutes « les dépendances d'icelle » le nouveau Seigneur, le très honorable colonel Jean Johson (1). Ce dernier passa bientôt la main à un sieur James Milner qui décèda peu après, laisant comme exécuteur testämentaire et propriétaires de Serk l'évêque de Gloncesetr (2).
Ce troisième Seigneur ne témoigna pour sa nouvelle possession qu'un attachement très relatif, puisque, sept ans après, 1} la vendait à Suzanne Le Gros dont le fils Nicolas le Pelley lui succéda bientôt en 1733 (3).
La famille le Pelley, originaire de l’île et y habitant, se montra de goûts moins versatiles et plus d’un siècle s'écoula avant qu'un de ses membres Pierre Carey le Pelley en 1852 consentit à traiter avec un nouvel amateur. Quelques années plus tôt, son aïeul du même nom avait mobilisé une partie de sa fortune, en acceptant les propositions de tenants, relatives au rachat des rentes existant sur leurs terres et avait consolidé les dettes contractées par plusieurs d’entre eux à son égard, en leur donnant date certaine par une inscription au grefle
(1) Serk, I, 29 septembre 1720, p. 88.
(8) Serk, I, 1 mai 1723, p. 90.
(3) Serk, I, 5 mai 1831, p. 100.
(4) P. Le Pelley fait enregistrer des obligations souscrites le 10 octobre 1834, par lesquelles reconnaissent lui devoir à 4 % Ph. de Carteret 101 £ ; P. Maugeur 53 £ : Ph. Baker 78 L. ; &. Hamon, 114 £ (6 février 1835 Serk V pp. 273 à 277).
Le 4 février 1835, ont reconnu devcir bien et justement à P. le
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Mais ces expédients nempéchèrent pas son successeur Ernest le Pelley de recourir à l'emprunt : la banque Prieulx le Marchant et Cie lui prêta 1.000 # st. (1) qu'il remboursa en 1844 en obtenant une avance de 4000 € de Jean Allaire, auquel « avec la permission de € S.M. du 24 février 1844 », il hypothèque le 30 mai de la même année sa Seigneurie, maisons, terres, rentes redevances, droits seigneuriaux, etc..., (2). Cette situation de força la main à Pierre ps Pelley qui trouva un acquéreur en la personne de l'ayant cause du créancier hypothécaire de son père : dame Allaire, veuve de Thomas Collings, dont le descendant William Éred' Colhings est ont le Seigneur incontesté de Serk (3)
Dans ce dernier acte de vente enregistré, Pierre le Pelley déclare avoir vendu, ahéné et totalement transporté à son acheteur, pour lui et ses hoirs à jamais, l’avant dite île de Serk et la Seigneurie d’icelle, y compris l’île de Brechou ou des En l'îlot l’ Etat. les Moyes et rochers près de la côte, qui sont considérés comme ses appartenances régulières : 1] énumère ensuite, conformément aux Patentes d'Elizabeth, tous les biens corporels et incorporels, tous les services féodaux et privilèges attachés à la possession de ce fief depuis les temps les plus reculés sans aucune exception, ni réserve.
Moyennant quoi, son contractant la dame Allaire lui verse comptant la somme de 6.000 €. soit environ cent cinquante mille francs de notre monnaie et s’oblige, elle
Pelley à 4 %. Ph. Fauquerel, 152 £. ou 2188 L. tournois ; W. Fauquerel, 129 £ ; Th. Godfray, 71 £ ou 1274 L. tournois ; le Masurier, 105 £ ou 1A7L L. tournois ; R. le Masurier, 92 £. Le 11 février 1835, J. Guille 36 £. 4 et 11 février 1835, Serk pp. 267 à 271.
(1) Serk, V, 17 juillet 1840, p. 317.
(@) Serk, VI, 30 mai 1844, p. 13.
(3) Serk, VI, 20 décembre 185?, f. annexes no 39.
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et ses hoirs, à payer annuellement à l’acquit et décharge de son vendeur la somme de 50 sch. st. à la recetie üe S.M. en Guernesey ainsi qu'à assurer le paiement «es charges imcombant au propriétaire de l’île pour l'Eglise, l'Ecole et les pauvres.
Quant aux autorisations royales, nous en retrouvoni trace à propos de trois de ces transmissions : La première est une patente de S.M. « sous le grand sceau en « cire jaune de Grande Bretagne » permettant à Char. les de Carteret de vendre et aliéner les fiefs de St-Ouen et de Serk, le 17 avril 1714 (1), à une époque donc où l'acheteur était encore éventuel ; la seconde est menlionnée dans le contrat entre l’évêque de Gloucester et Suzanne le Gros de mars 1731 enregistré le 5 mai ; la troisième figure également sous la forme d’une simple mention de rappel d’un ordre de S.M. du 10 nov. 1852 autorisant l’aliénation, devenue définitive un mois
plus tard
D. Location de Seigneurie
S1 le Lord de Sa peut avec le consentement royal vendre sa Seigneurie elle-même, il semble plus libre pour la RU en location. Tout intervention étrangère et préalable est ic1 superflue mais le preneur ne jouira que des revenus, rentes et dîmes que le bailleur énumère et dont il précise la quotité. Certains droits proprement seigneuriaux comme celui d’aller et venir partout, sont même concédés temporairement au locataire. C'est ce qui résulte du contrat passé entre Philippe de Carteret et Damiel Valpy, en nov. 1694 pour
(1) Livre du Senéchal 17 avril 1714.
trois ans au prix de 3.000 L. tournois payables d’avance et de 1.100 L. tournois exigibles chaque année (1).