XXII. ÉSONOMIR NOMBSFIQUE
moyen, sa suffit avee 16 pieuls de grains peur ne annés. Âu eours moyen agtuel du maïs, ce velume représente une gamme d'environ 19.000 sapèques. Ajoutee encore quelques ligatyres de sapèques pour l’achat des roseaux qui servent de cermbustible ef vous obtiendrez la somme totals que nous avens indiquée plus haut. .
Nous extrayons, en terminant, quelques passages eurioux du recueil des Coutumes contenu dans les Ghreniques; ceg lignes rendent hien la physionomie générals de la race dont nous avons retracé l’histoire.
«Ge peuple, quoique pauvre, est laborieux, patient, éconame: «il se passe de domestiques. Les femmes ot leg jeunes filles, umême dans les fainilles à l'aise, s'occupent tout le jeur à filer «ou à tisser: on ne les voit pas dans l'oisiveté; à la ville et dans «les bourgs, elles font des travaux de broderies; k la campagne, «elles manient la houe et la charrue.»
«Tsqngrming possède peu de maispns à étage ou de eonstrus- «tions élevées: e’est afin d'éviter la violences des vents venus de «la mer. À l’intérieur de l'ile, les barques ne peuvent communi- «quer par les canaux qui restent ensablés ; tous les transports se «font par voie de terre; le bruit strident des brouettes ne cesse «pas du matin au soir et le sable qui vele vient frapper le visage, «comme dans les contrées du Nord (1).»
«À Fsong-ming les six eu sept dixièmes des terres sont plantés ‘ «de coton. L'ouvrage Nong-tchengrt'siuen-chou (BR ke & &, Traité «complet d'agriculture) dit: «Choisissez hien la graine; semesz-la «de Bonne heure; que la racine sait profonde, la tige courte; «que les plants soient espaeés et hier kutiés,» Ces quatre senten- «ces comprennent tout l’art de eulver le cotan. Il se sème yers «le T'singeming {Clarté sereine x du 4 ay 21 Avril), et on le récelte «au Lirt'eieou (Commencement de l'automne = du au 22 Août) {2), «Avant de le semer, tourner et retourner la terre pour qu'elle seit «hien travaillées après Les semailles, la sarcler ayeg goin, pour la . «purger des mauvaises herhes. En été les fleurs s'ouvrent, puis «il &e éorme un peñit fruit qu'en appelle clochette et dont le gousse . «s'entreuvrent, laisse échepper le coten. Au moyen d’un gylindre
—— ns.
(1) À cet endroit, le chroniqueur fait sur la nature des eaux qui baignent Tsong-ming ue dissertation dont nous ne giterons gme les premières lignes: «Il est conforme à 1a naature de l’eag d'ôtre salée dans lg mer et douce dans les canaux et les fleuves.» De ce principe premier, l’auteur tire une concdusion qui permet de se rendre compte de la double zône des cultures et des saines. Ainsi, dit-il, peut-on cultiver toutes les parties de l’île «qui se trouvent à l'intérieur du Kiang, tandis qu'il est difficile de fertiliser celles qui don- #nep$ sur le mer.»
2) Les Chinois divisent d’ennée en 24 parties qu articles (8), xachetant ainsi pour les besoins de l’agriculture ce qu’il y a de défectueux dans leur système des mois Junaires. Le T'sing-ming (#5 HF) ætile Li-f'aieou ( #0) correspondent à denx de ces diyigions.
«en fer, on le débarrasse de la graine dont on peut exprimer de «l’huile. Une corde tendue par un arc de bois long de six pieds et «plus (et que l’on fait vibrer) bat le coton pour l’affiner; on le «roule ensuite en cylindres qu’on file au rouet, l’étirant comme «on fait en dévidant la soie. Enfin l’on tisse la toile. Les femmes «des cultivateurs font elles-mêmes cette toile et partagent ainsi «les labeurs de leurs maris. Le grincement de leurs rouets se «prolonge après le jour, bien avant dans la nuit. Ce travail du «coton est très pénible et pourtant ne donne pas les mêmes béné- «fices que celui de la soie ou du chanvre. La toile de Tsong- «ming, il est vrai, a une solidité et une largeur que n’a pas celle «des autres pays, et sa spécialité est bien connue.» «L’arrondissement est entouré de tous côtés par la mer; son «terroir est maigre; ses habitants sont misérables. Outre l’agricul- «ture, ils n’ont d'autre moyen d'existence que la pêche en mer et la «récolte des roseaux au milieu des fondrières. Ceux qui se livrent «à ces travaux courent de grands périls, et les peines qu'ils se «donnent dépassent de beaucoup celles des cultivateurs (1).»
Se S——