‹ L'ile de Tsong-mingChapitre 156 sur 231 · LA PIERRE DE SI-NGAN-FOU · texte numérisé non relu

LA PIERRE DE SI-NGAN-FOU

Découverte. — Authenticité. — Vicissitudes. — Incurie mandarinale et réclamations. — Etat présent — L'inscription est-elle nestorienne?

Dans ce travail, la pierre ou monument de Si-ngan-fou H $ flï lîîérite à coup sûr un chapitre spécial. Elle porte en tête une croix bien formée, expressément mentionnée dans le texte de son inscription. Les premiers missionnaires jésuites, qui vinrent à la suite de M. Ricci évangéliser la Chine, se sentirent naturelment portés, souci bien excusable, à rechercher jusqu'aux traces les plus fugitives de la Religion chrétienne, qu'ils savaient avoir pénétré dans ce vaste empire.

Laissons parler le P. Sémédo, (1) une des autorités dans la question : «Pendant ces trente années, nous avons couru toute la Chine, nous avons fondé des églises dans les meilleures villes, nous avons planté la foy, et nous avons apporté toute sorte de diligence pour découvrir quelque chose de cette vérité Voyans

d'un côté si peu de marques évidentes d'une chose de cette importance, aulhorisée par les écrits de tant d'autheurs, et appuyée sur de si fortes raisons, il n'est pas merveille si nous étions en doute et en perplexité : de l'autre, tenans la chose pour très asseurée, comme elle est, nous recherchions d'autres causes Enfin nous fûmes consolez, quand au milieu des ténèbres

nous trouvâmes la source de lumière dans l'obscurité même, comme un témoignage évident, que l'Evangile a esté florissant en chine il y a plusieurs siècles: la chose arriva de la sor-

(1) Histoire univer8tlU.,.f p. 226. Sur le P. Alvare de Sémédo Cf. Havret Var. Sinol. n' 12 pp. 31/32.

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