‹ L'ile de Tsong-mingChapitre 168 sur 231 · III. LA CROIX DU SOMMET · texte numérisé non relu

III. LA CROIX DU SOMMET

L'Inscription de Si-ngan-fou est précédée de 9 grands caractères chinois, rangés en rectangle (3 x 3), surmontés d'une croix parfaitement gravée dans la pierre, sous un ensemble d'ornements, en relief mal déterminés jusqu'ici dans les diverses relations, Nous en dirons un mot plus loin.

C'est sur la forme même de cette croix que j'attire maintenant Tattention du lecteur.

Personne n'a jamais élevé le moindre doute sur sa présence, et cette présence est une des particularités qui a dû frapper le plus vivement la curiosité des spectateurs païens, quand la dalle de marbre réapparut au jour en 1625. Par ce seul fait, le monument affirmait sa signification générale, son ancienneté, sa provenance chrétienne, et par conséquent, l'importance hors ligne de la découverte. Aussi voyons-nous les premières relations qui la mentionnent relever ce détail en termes presque identiques.

(1) Au témoignage de Legge, la plus grande partie du 102« chapitre de la Grande collection d'inscriptions mr métal et sur pi^rre^ en 160 chapitres, que Wang-tch*anfft âgé de 82 ans, publia en 1850, eat occupée par l'Inscription de Singanfou. Mais cette version est fautive aussi. Cette Collection s'étend «le 2.000 av. J.-C. à l'an 1'^G4 de notre ère.

Pauthier. (VInsa'iption syro-chinoise, p. 21) affirme qu'ailleurs encore «rédition de Wang-tch'anff porte, au lieu du caractère P Kh'eou, «bouche», le signe CSf quadrila* tère qui représente, dans les textes chinois, les caractères effacés ou inconnus; et nous avions d'abord pensé, dit-il, que ce signe avait été placé «lans cette édition, au lieu de celui de la croix T» Mais le fac-similé de la bibliothèque impériale, que nous avons consulté depuis, porte très lisiblement i?) le caractère Kh'eoUf «bouche». Le même auteur (p. XVI), prétend aussi avoir copié sur le frotticalquc (rubbiny) de Paris la grecque qui eocadre le fac-sim'dé typographiqac de son Mémoire.

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