‹ L'ile de Tsong-mingChapitre 218 sur 231 · V. LES CROIX OU X DE FER · texte numérisé non relu

V. LES CROIX OU X DE FER

servi à retenir les radeaux dans un chantier de bois soumis à la douane mandarinale. Le fer est maintenant rouillé : la mousse s'y dessèche. Quand le soleil resplendit dans l'air, l'arc-en-ciel apparaît. Ce pesant instrument a duré plus de mille ans et il doit avoir une âme : aussi faut-il immoler les victimes et répandre du sang pour lui otTrir un sacrifice. Donc, qu'on ne dise plus que le Kiang-nan est une Cour inférieure ! Cet ouvrage excite l'admiration générale. Qui ne sait que le lettré studieux considère au milieu de la nuit le rocher Tsai-c/ie 5R 5? (1). Passant le fleuve sur une petite barque, j'ai pris en secret la mesure au moyen d'une fragile corde.» (2).

Donc nous trouvons trois opinions sur la date de la fabrication de l'X du Kiang-f^i : (r) Tch'e-ou ^^ ,|| (238-250).

(2°) sous les Nan-t'nng f^ ^ (923-930). (3^) sous les Liao jg (Pao-ta ^;)^, 1120).

Quoi que j'en aie dit plus haut, il est piquant de constater que plusieurs des indications les moins vagues sur notre X se rencontrent dans des vers et sont dûfs à un poète, à Lieou Sojig, ou Lieou Tse-kao, Cet auteur, il est vrai, était avant tout un mandarin investi de fonctions administratives, qui réclamai»-nt un esprit sérieux, habitué aux enquêtes, afîîné par les procédures, rompu à débrouiller les affaires contentieuses affluant à un tribunal de «Grand Juge criminel, nié-tai ^ •^.)) Pourtant il n'a pas su se garder d'affirmations plus que hasardées et il fournit surtout des indications négatives. Le lecteur en jugera du reste :

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