‹ L'ile de Tsong-mingChapitre 25 sur 231 · XI. LE DIALECTE DE TS0N6-MING · texte numérisé non relu

XI. LE DIALECTE DE TS0N6-MING

tive finale, .souvent complétée par un a (Çg) initial. — Ha~lao (Bg^ D^), pourquoi ? quoi ? — Lé-kiong (J4 Jg), kong^hao (Jg T*), Ici, — Lè^kaong (J^ JJ), kaong^ho : là. — Lé-te-kaong ou lé'te-daong (Jijr ^ Jg, a^ lï), après le nom : chez. — Lé-te (JJ W)^ avant le nom: chez; ou être présent, ou être en train de. Dans ce dernier sens, l'expression lé^la (JJ JJ) de Chang-hai n'est jamais employée. Lé-te peut se placer après le verbe quand celui-ci n*a pas de régime.— ^^è-2eu-/iië (^ ^ ^), sinon. — /-/i (—g), I-lao-li (— Pi g), jusqu'ici, toujours. — Tseu-kao (hao) (^ IU|. T*)^ leun-taong (f^ jjlj), quelquefois. — T'ai-sang (8^4)» naturellement, évidemment.— Zaï-ngè (^QE BR'^ maintenant; etc. — A-tse (^ •?), fois. — Dzang (^), encore. — M-tse-kou {Éft j[^ -g), marque de superlatif. — Da-ya (^ JJ), probablement. — T'sé-hiang-deu-li (Jf [p] Ig g), subitement. — Neu-te (g| #), rarement. — Afé (H), ou (jfné (;g:), à la fin d'une phrase, affirme avec énergie; etc. etc.

c) Préfixes et suffixes des verbes. Outre l'expression lé~te déjà indiquée, notons ni-tse (M jg), employé avant les verbes pour marquer l'impossibilité ; yeit-tse {^ ;§) pour marquer la possibilité.— Le passé ne s'indique pas au moyen de la (^) ou la-tsai iik ^) ^® Chang-hai, mais par une des sufïixes kou (^), kou-tsai (À W^ ^^^ {^)' hou'ke-tsai (^ ^ ^). Au lieu de la-ke (^ >^), le participe passé ou la phrase incidente est formée par kou^ ke (JB >h).

d) Locutions particulières. Sous ce titre, le R. P. Rabouin a distribué en 40 numéros les expressions les plus communément employées (1). Inutile de prolonger les citations. Ajoutons seulement que les Chroniques de T^ong-ming ont consacré un chapitre spécial (2) à ces particularités du langage ; mais cette nomenclature, qui ne renferme en tout que 45 expressions, laisse dans l'oubli les remarques les plus essentielles au point de vue philologique, pour ne relever que des emplois particuliers d'expressions souvent usitées ailleurs; telles sont, par exemple, celles de ÏLlè. ^ :k (batelier), ^ (père), ^ j|g (parents), ^, ,fr (goûter), rp ^ (diner), etc.

Il est temps de conclure : l'examen que nous avons fait d'un certain nombre de registres généalogiques, pris au hasard chez la population tsongminoise, nous a démontré que la presque totalité de nos insulaires est originaire de Kiu-yong,

Les rares familles venues d'autres districts du continent ne forment qu'une infime minorité, dont l'influence parait avoir été nulle sur la formation ou. la déformation du dialecte local. Nous sommes donc en face d'un peuple, homogène d'origine, séparé du reste des humains, de mœurs simples et primitives. On le com-

(1) Op. cit. pag. 44-48.

(2) Ce chapitre a pour titre Fang-ien \/J q /ou Dialecte local.

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prend, de telles conditions ont pu et dû exercer sur le langage un remarquable effet de conservation. Aucune autre région du littoral ne présente, croyons-nous, de pareilles garanties, et nous pensons, pour ces raisons, que le dialecte de Tsong^ming doit refléter mieux que d'autres, une des anciennes formes du langage chinois.

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