XX. MISERE ET CHARITE
Bien que la densité de la population de Hai-men dépasse dix fois celle de la France, Ton peut dire que cette colonie touche à son âge d'or. Les accroissements dont elle nous rend témoins prouvent assez qu'elle prospère et qu'il lui reste de l'espace pour dilater encore le chiffre de ses membres. Sans doute l'homme des sables n'est pas riche; l'aisance même lui est inconnue; mais il vit de si peu qu'il s'estime heureux sur cette terre.
Il n'en est plus de même du peuple de Tsang-ming, qui périt étouffé sur son domaine trop étroit. Nous doutons forfr, pour notre compte, que «dans les riches terres de Chang-hai, vingt hommes
(1) La densité de li^ population de l'île est donc à peu près double de celle de la presqu'île. Tandis qu'une famille composée de cinq personnes cultive en moyenne 72 ares & Hai-meny le même groupe à Taong-mhtg doit vivre du produit de :î3 ares !
En divisant la population de la péninsule proportionnellement au territoire des deux juridictions qui s'y rencontrent, on obtient pour la partie qui ressortit à Taong-ming-hien^ le chiffre de 520.000, lequel ajouté à celui de la population de l'île, donne un total de 1.620.000 hab. pour tout l'arrondissement.
(2) n est vrai qu'aujourd'hui la fécondité des habitants de Tsong-ming compense h peine clans l'Ile les pertes causées par les décès prématurés, fruit de la misère. Mais cet arrôt de date récente, avait été compensé avant 1760 par un autre élément, je veux dire par la population émigrée sur la rive Nord, et qui, ne figurant pas dans le recensement de 1759, fut rattachée neuf ans après à la section de Hai-tnen.
se
, Tiiu-M
Ki»ng-yng-h
Ancien CW, \
ninc •hfti-cha
\ft6^
t D.Aiytil.
ao'
^ouo ^
en
Sàlinrt t-
sno"
i MiUcu