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PREFECTURE DE TCH'E-TCHEOUFOU

Position. La préfecture de TcKe-tcheou, située sur la rive droite du

^1"'^^ iCmwf/ qu'elle borde sur un parcours de 188 kilomètres, com-

prend 6 sous-préfectures. Trois d'entre elles, situées sur les

bords du fleuve, voient une partie de leur territoire exposée

périodiquement aux ravages qu'occasionnent les crues. Au mi-

Souspré- lieu c'est Koei'tcKe-hien (J|; ^), dont le chef -lieu se confond

"»•«»• g^ygç jg^ préfectiu-e; de Mai à Novembre, la plaine qui entoure

ses murailles se transforme en un vaste lac, qui ne mesure pas

moins de 50 li de l'Est à l'Ouest, et 10 du Nord au Sud. Le

nom de cette cité, TcKe (flft), étangs, lagunes, est donc bien

justifié; et ces terres basses, produit de l'alluvion, confirment

les traditions que nous avons rapportées au commencement de

ce travail, sur les origines du Nan-hiang.

Au Sud-Ouest de la préfecture, Tong-Heou-hien (]([ j5|E) est bâtie sur une éminence qui domine le Kiang. Chaque année, une grande partie de sa plaine se transforme en une petite mer, qui, vue des hauteurs voisines, avec son archipel d'îlots sans nombre, offre à l'œil un spectacle des plus pittoresques. Enfin, au Nord-Est du Fou, se trouve Tong-ling-hien {f^ BJ), ainsi nommée, je suppose, à cause du cuivre que renferment ses collines.

Au Sud de Tong-ling, se trouve la sous-préfecture de TsHng-yang (flf |^); puis, plus au Sud encore, celle de Che-tai (5 W)' Enfin Kien-té-hien est bâtie au Sud-Est de Tong-Heou, Rivièrea Ces deux demières villes communiquent entre elles par un

et routes. qq^^isA naturel où refluent en été les eaux grossies du fleuve. C'est le bourg de San-li-kiai (^ £ ^) qui sert de port à la ville de Kien-té, dont il n'est éloigné que de 3 li; les barques peuvent remonter toute l'année jusqu'à ce Ma-t'eou qui ne manque pas d'animation. Tandis que par son versant Nord, la sous-préfecture de Kien-té communique directement avec le Bassin du fleuve, les eaux de sa partie Sud (^ ^), réimies en un seul Sud. torrent qui franchit les limites du Kiang -si à la hauteur de Oiemcn-kim {/Q f^ ^), se dirigent vers le lac P*o-yang, Outre le thé qui est transporté par cette dernière voie jusqu'à ^ Ûl Kieou-kiang, une grande quantité de bois est expédiée aux fabriques de Kin-té-tchen. L'on voit sur les bords du torrent, d'immenses amas de bûches, que leurs propriétaires, se distribuant à tour de rôle le flottage exclusif de leur marchandise, jettent un beau jour à l'eau, pour aller plus bas en recueillir les éléments, dont une bonne partie reste en route, volée par des riverains peu scrupuleux.

DcKieii-té En se rendant par terre de Kicn-té-hien à la préfecture, on

MU Fou. traverse une succession de collines peu boisées, et de vallées dont plusieurs sont souvent envahies par les eaux du Kiang ou

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des torrents. Deux cours d'eau plus importants que les autres, descendus des contreforts du Hoei-tcheou-fou, coupent cet itinéraire, à la hauteur de Tchang-kia-t'an (SR ^ 9K ^^^ Tchang-k'itchen $ ^ JH) et de Yii-kia-hoei (J|S ^ JS)- ^^^ torrents sont navigables, et débouchent dans le Kiang, le premier un peu audessus de Ngan-k*ing, le second en face du bourg important de Ts^'ong-yang (♦ÉÏR&)- C'est de ce dernier port que les cotons descendus du LiU'tcheou-fou et même d'une partie du Lou-ngan-tcheou se rendent par eau à Yn-kia-hoei. Là, des brouettiers venus du Kiang-si se chargent de la précieuse marchandise, et forment en repassant par le Kien-té de nombreux convois, auxquels les produits du TMe-tcheou-fou donnent aussi leur appoint.

De Tch'e-tcheoîi à Ts'ing-yang, le pays est d'un aspect Du Fou à gracieux; c'est une suite de vallons bien habités et assez ^|^*"S" fertiles. A certains mois de l'année, vers la fin de l'automne surtout, cette route est sillonnée par un nombre infini de pèlerins, venus quelquefois de fort loin pour rendre leurs hommages au dieu des enfers, Ti-tsang-lao-yé (^ jj^ ^ JS)« dont les temples couronnent les crêtes de Kieou-hoa-chan (^ 4^ lU) élevées de 900 mètres, entre Ts'ing-yang et Che-tai-hien. — En été, il faut faire plus de 10 li par eau sur cette route.

• A peu près à moitié chemin de TMe-tcheou à Tong-ling, De Taun cours d'eau venu de l'Est et du Sud-Est, après avoir traver- ^gîj^i*. se plusieurs plaines basses inondées au temps des crues, seyang. jette dans le Kiang, à la hauteur du bourg de Ta-Vong (;^ ^). L'importance commerciale de cette dernière place a considérablement diminué, depuis que les escales réguUères des steamers sur le bras gauche du Kiang ont attiré les transactions sur l'île voisine de Ho-yué-tcheou {%\ j^ îJl|). La branche Est du torrent de Ta4'ong est navigable jusqu'à Mou-tchou-Van (Tfc tî JP) ; celle du Sud-Est conduit à Ts'ing-yang, mais les barques sont obligées de s'arrêter à plusieurs li de la ville ; soit à Yuenk'eou •au. temps des crues, soit môme plus loin, dans la saison d'hiver.

Les routes les plus fréquentées de la partie Sud-Est de la Boute» du préfecture, sont celles de Kien-té à E!i-mcn, et de Ts'ing-yang '*'

à I-hien par Che-tai,

Le premier itinéraire comporte environ 260 li; il est sur- De Kien-té tout suivi par les porteurs de riz du Kien-té, qui vont vendre ^ ^**"™®ûleurs grains dans le Hoei-tcheou et dans un coin àuff^fjj^ Feouliang-hien (Kiang-si). Au retour, ils rapportent souvent en fraude du sel acheté dans les dépôts du Sud-Est (Chang-k'ik'eou et Yu-t'ing). Ce sel, venu de Uang-tcheou, est beaucoup plus avantageux, comme prix et comme qualité, que celui qui se vend dans le TcKe-tcheou.

Puisque l'occasion s'en présente, disons que les réglemen- Contretations arbitraires qui régissent le transport de cette denrée et ^«**^surtout le trafic honteux auquel se livrent les employés de la

LA PBOVtNOE DU NGAN-HOEI.

De Chetai à lbien.

Entretien

régie, en l'altérant, ;«xoasent un peu les entreprises de oes pauvres paysans. D'une part, chaoun sait que l'expression Koanyen ('^), sel officiel, est devenue s3nionyme de sel immangeable, tant il est mélangé de terre et de substances étrangères ; tandis que le Se-yen (^L)* ^(^l do. contrebande, est toujours de belle qualité. D'autre part, on ne voit pas oomment deux territoires limitrophes paient cette marchandise à des prix très divers, par ce seul motif qu'ils appartiennent à des bassins différents.

Le torrent qui passe à Che-tai n*est pas navigable et ne peut être utilisé que pour les radeaux. A moitié chemin de cette ville à I-hien, on traverse un col élevé (Yang-teai-Ung), qui marque à la fois les limites du Hod^tcheou et le commencement de la région montagneuse. Cette première chaîne a lô li de large; elle est traversée par les porteurs de riz qui viennent du Tai'pHng-hien,

La vue du TcKc-tcheou-fou ofixe un étrange contraste avec des routes, ^^q du Hoei-tcheou-fou au point de vue des travaux publics. Dans les plaines qui bordent le Kiang, les routes défoncées ou recouvertes d'eau offrent des fondrières dangereuses, et les bras multiples des torrents et des arroyos qui occupent les bas fonds forcent souvent le voyageur à de longs détours.

Parmi toutes ces routes, je n'en connais qu'une seule qui porte des traces d'un pavage sérieux ; et encore les rares débris de sa splendeur passée ne sont-ils guère secourables au piéton. C'est la route de Kien-té à Che-men-kiai, J'ai retrouvé sur son parcours de belles dalles qui rappelaient le marbre vert. L'empreinte des brouettes a fini à la longue par canneler le peu qui restait de ces pierres, et personne, même au sein des montagnes, ne songe à réparer ces ruines.

La sous-préfecture du Kien-té ofiEre une série de collines élevées et de riantes vallés. C'est sur ses pentes que se culti* vé le thé. Bien qu'une grande partie do cette contrée soit aujourd'hui dénudée, on y trouve encore de beaux bois, lorsque l'éloignement du torrent et la difficulté du transport les ont préservés de la hache. Le roi des arbres par son port, est sans contredit le Fong-chou {iJH i^ Liquidambar), mais son bois est peu résistant ; l'humidité et les fourmis blanches empêchent de l'employer pour les grandes constructions ; on débite ces géants en planchettes pour en faire de vulgaires caisses à thé; ils n'ont point d'autre utilité. L'arbre de construction par excellence, dans cette contrée, est le précieux Tchou-ohmc (|^ ij|), espèce de chêne vert, dont on fait des colonnes presque incorruptibles pour les habitations et les Ts'e-t'ang,

Les maisons de cette contrée bâties avant la rébellion accusent un certain goût et une aisance relative. Elles sont toutes à étage, mais elles ont comme celles du Hoei-tcheou le grave inconvénient d'être fort insalubres. L'étroit impluviitm, ou cour intérieure, autour duquel les bâtiments s'élèvent en car-

Montagnes.

Arbres.

Le Kienté.

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ré, devient souvent un oloaque, dans lequel doivent pulluler les germes délétères. De loin, l'on prendrait pour des citadelles ces blanches prisons aux murs élevés sur les 4 faces de Tédifice, et percés d'une porte unique et de quelques rares meurtrières qui servent de fenêtres.

L'isolement de plusieurs de ces demeures et surtout le Sécurité. besoin de se défendre contre les attaques à main armée des brigands venus des limites du Kiang-si, notamment de la souspréfecture de Lo'p'ing-hien (m -^), ont fait sans doute prévaloir ce genre d'habitations, que l'on retrouve aussi dans les parties montagneuses du Ning-koîio-fou.

Il n'est pas d'hiver qui ne voie quelques maisons pillées, et des meurtres commis par ces aventuriers brutaux du LO'P*ing, dont le nom seul éveille l'ef&oi chez leurs voisins.

Les forêts du Kien-té recèlent encore aujourd'hui un gibier Fa ww/». abondant; on y trouve des sangUers, de beaux cerfs et des panthères. Chaque année, des bandes de chasseurs venues du Kiung-si traquent les cerfs pour se procurer leurs bois (^jong)f très estimés de la médecine indigène. Sa âore, assez pauvre d'espèces, est ornementale par l'abondance et l'éclat de sa floraison. Avril voit les coteaux fleuris se couvrir des mille Flore. nuances des azalées et des rhododendrons, tandis que des arbres touffus protègent durant toute l'année les villages, tapis* sent les hauteurs ou se répandent en gracieux bouquets dans la plaine.

A part la chaîne importante qui sépare le Tch'e-tchecm du Au Nord Hoei'tcheou, le reste du pays présente peu d'intérêt au point de '^ ^**^"' vue forestier. Les collines qui se succèdent jusqu'au Kiatig sont déboisées et peu productives.

En revanche ses vallons et ses plaines donnent de belles moissons de riz, de coton et d'autres graines.

Les habitants du Ts^ing-yang-hien^ bien qu'assez mous et industrie. adonnés à l'opium, ont su garder jusqu'ici le renom d'habiles commerçants, qui les égale presque à ceux du Hoeitcheou.

Une colline voisine de TciCe-tcheou, et exploitée par laMiw/i. G** du TchaO'chang (^ m JJ) sous la direction d'un ingénieur étranger, fournit d'assez bon charbon aux vapeurs de la dite Compagnie. Je connais dans le Tong-Ueou-hien une autre mine exploitée par les indigènes.

Une culture spéciale, celle du mûrier, donne un revenu V^s à assez considérable aux habitants du Ts^ing-yang-hien. Chaque '^* année, m' assure- t-on, ils vendraient au dehors pour 200 000 taëls de soie brute. Les chaînes des collines, qui limitent à l'Est la môme sous-préfecture, produisent des bambous, des Song-chou ^ ^ (pinus sinensis) et Pé-chou (f^ flj), qui descendent à Ta-t'œig, d'où ils sont ensuite dirigés sur le Hiakiang ("jf jX)- Différentes herbes médicinales viennent aussi

De Tat'ong à T'ongling.

A Nanling.

Travaux publics.

Pont».

de cette contrée, tandis que des divers ports qui commandent le Kiang, dès barques chargées de riz se rendent à Ou-hoUf d'où les steamers portent jusqu'à Tien-tsin (55 ^), au Foxi-kicn et à Koahg-tong la précieuse denrée.

De Ta-Vong à Tong-lingy la route se fait par les collines; aussi est-elle relativement assez bonne.

Celle qui va de Mou-tchou-t'an à Nan-lvng (dans le NingkcniO'fou) passe également par des hauteurs et est satisfaisante.

J'ai dit plus haut que toutes ces routes manquaient complètement d'entretien. Je me trompe. Après avoir beaucoup interrogé, j'ai appris que récemment, sur le grand chemin qui conduit dé TsHng-yang à Che-tai, une longueur de 3 li (1800 mètres) avait été pavée par les soins d'un Kin-jen (licencié) bienfaiteur de l'humanité. De plus, un mandarin (Kiang-fangting) de Ho-ytié-tcheou, qui depuis a été dégradé, a pris sur lui le soin de repaver la grande rue de ce Ma-Veou important, et de réparer la route qui conduit à Tong-ling-hien,

Quelques modestes que soient ces efforts et ces services rendus à la communauté, il est bon de les signaler ; car ils contrastent avec l'incurie aussi universelle qu'égoïste qu'aflfectent pour de pareils travaux ceux que le peuple a qualifiés cependant du nom de Pères et mères.

Sur la route de Ts'ing-yang à Che-tai, quelques beaux travaux ont été exécutés par les bonzes, aux alentours de leurs pagodes ; par exemple à Lleoii-eul-ling ; mais ce n'est qu'un point isolé, perdu dans un immense territoire.

Dans l'étendue du TcKe-tcheou-fou, les torrents se passent à gué, les rivières en bac. Dans les montagnes cependant, l'on rencontre parfois des passerelles en bois, composées d'un nombre plus ou moins considérable de travées, reliées entre elles et au rivage, avec les montants qui les soutiennent, par des chaînes en fer ou des liens en bambou. Quand les eaux du torrent se gonflent, le pont de bois, renversé par la force du .courant, forme une sorte de radeau qui s'applique le long de la rive. Les voyageurs n'ont alors qu'à attendre la baisse des eaux. L'absence de pont en pierres rend les excursions dans ces régions très hasardeuses, sm*tout à l'époque des pluies, et plus d'un missionnaire a failli y perdre la vie.

Il existe quelques ponceaux en pierre, au-dessus des ruisseaux des terrains bas, et le seul pont de quelque valeur qui m'ait été signalé est celui que j'ai vu au Tong-nien (^ P^) de la préfecture. Si j'ai bonne mémoire, il a cinq arches, mais soit défaut de construction, soit affaissement du sol, il se trouve si bas, qu'au moins une partie de l'année, ses extrémités sont plongées dans les eaux du canal.

De toutes les villes du Tclie-tcheou-fou, la préfecture est la seule qui offre quelques monuments curieux. Une suite de

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P^ai'Uou fort bien sculptés, qui se trouve intra muros, ne serait point déplacée auprès des monuments de Hiemi-ning et de Hihien.

Les moyens de locomotion sont, en premier lieu, la chaise Voyaà porteurs. Le prix officiel i*^ fl) est de 8 sapèques par li ^^'^' pour les 2 porteurs; mais ce tarif minimum est ordinairement augmenté et peut aller jusqu'à 12 sapèques, s'il s'agit de voyageurs, commerçants ou autres. En plus de cette taxe, il faut nourrir ses porteurs. Si le voyageur préfère les laisser manger à leur compte, il suffît en général qu'il donne 8 sapèques par li et par homme.

L'on voyage aussi en brouette. Le prix de location de cet instrument varie suivant les circonstances de temps et de distances. Si on loue un brouettier pour plusieurs jours, il ne demandera guère que 300 sapèques par étape (j)£) de 70 à 90 li; et il se nourrit lui-môme. A l'époque des moissons, 400 sap. ne paraîtront point un chifiEre exagéré.

Pour de plus petites courses, le prix est relativement supérieur. Ainsi pour faire les 25 li qui séparent Mourtchou-t^an de Ts^ing-yang, il faut donner 200 sapèques.

Qu'il s'agisse de transporter des marchandises ou un voya- Tranageur, le prix de la brouette est à peu près le môme. portt.

Les porteurs coûtent moins que les brouettiers : 100 & 140 sapèques par jour, suivant la saison. On les nourrit et on paie leur retour.

Le prix des barques est variable. De Mou-tchou-t'an à Ta- Barque$. Vong (60 Zt), une barque ayant à bprd deux hommes revient à 7 ou 800 sapèques. Une barque plus petite avec un seul batelier ne coûtera que 500 sapèques.

A Ta-t'ong il y a des TcVocm-hang (JU fj), sortes d'offices de navigation, qui retiennent à peu près ^/lo sur le prix du voyage.

De Ta-t'ong à Ou-hou, on peut louer une barque de médiocre grandeur pour 1 200 sapèques. Moyennant 1 800 sap. on peut s'en procurer une dont la cabine vers le milieu mesure 6 pieds de hauteur. La coutume est d'ajouter un pourboire ({S €t) qui varie suivant les cas, et que les aides du patron se partagent entre eux.

Le transport du riz, de Mou-tchcm-Van à Ta-t^ong (36 kilom.), se fait par bateaux à raison de 60 sapèques par tan. H paraîtrait que le frôt de Ta-t*ong jusqu'à Ou-hou (111 ^om.) serait à peu près le môme ; mais il me reste quelques doutes sur ce point.

A Che-tait on peut louer des ânes et des chevaux, à raison de 200 sap. par jour. On nourrit l'enfant qui accompagne l'animal et on paie son retour.

On use encore dans certaines parties de cette contrée de chaises ou fauteuils connus sous le nom de Pien-hiao et Yn-hiao,

LA PBOYINCE DU NOÂK-BOSI.

Auhergn. Dans les auberges ou Fan-tien^ le prix d'un repas est de

30 sapèques. Quelquefois l'on paie par tasse, et chaque tasse de riz coûte 12 sap.

Moyennant 24 sap. pour indemnité de logement, l'on peut passer la nuit sur une natte ou sur la paille dans une hôtellerie. Le prix de location d'une couverture varie entre 8 et 24 sapèques.

La qualité des auberg'^s, de la nourriture et de l'hospitalité qu'on y trouve, au Tch^e-tchcou-fou est à peu près la môme que celle de Nvig-kouo-fou, dont je parlerai bientôt.

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