G. I. L., VI
LE CULTE D*ESCULAPE DANS l'iLE TIBÉRINE 21 1
n'est pas nommée. Mazocchi a copié ce docmiicnt dans l'île tibériue ; il (Hait conservé de son temps au monastère de Saint- Jean-Calybite. Cette circonstance, la qualité et peut-être aussi la nationalité du dédicant nous donnent tout lieu de croire que Séleucus était le client et l'obligé d'Escnlape ' :
L[ucius) Licinhis C{aiv) l{iberlii!<) \ Seieiicua \ vot[um) \ soi{vit) l[ibens) m[e?nto).
Le tome VT du Co?'pus Inscriptionum Latinanim renferme une vingtaine d'inscriptions de Rome relatives au culte du dieu de la médecine-. Trois d'entre elles seulement sont données comme trouvées dans l'île tibérine^. Mais il est très probable que quelques-unes de celles dont l'origine est inconnue appartenaient aussi dans l'antiquité au sanctuaire de l'île. Un autel de marbre de la galerie des Candélabres, au musée du Vatican, sur lequel sont représentés quatre serpents symboliques, a été consacré par T. Flavius Antyllus, pour obéir à un songe^ :
T[itus) Flavius Anlyllus \ ex viso Ascl \ epio aram \ consecravit.
Sur un cippe de marbre de la galerie lapidaire au Vatican il est dit que P. yElius Philetus s'est acquitté d'un vœu fait à Esculape et à Hygie'' :
Msculapio I et Hygiie \ doniinls \ P[ublius) ."Elius \ Philetus I v[otU7n) s[olvit) lœtus) l[ibens) m{einto).
Une autre inscription, très mutilée, de la même galerie a été dédiée par un esclave de la maison impériale*^ :
[Alsc]ulap[io\ I ... astroi... | ... ius divin... \ \Aii\g {nsii) iiiostri) ver{na) d[e] \ [sii]o feci....
Ce sont toujours des esclaves, comme celui-ci, ou des affranchis comme T. Flavius Antyllus et P. yElius Philetus, trahis par leurs noms mêmes, qui invoquent le dieu.
Au centre d'une lamelle de bronze octogonale du musée Kircher sont écrits les mots :
jEsculap I io I sac{rum) entourés de signes astronomiques, le soleil, le scorpion, le cancer, le poisson"; cette lamelle est un ex-voto, un do na-