CHAPITRE V LA FIN DU CULTE D'ESCULAPE A ROME
Les religions orientales et le christianisme. — Sileii" siècle de l'ère chrétienne marque Tapogée du culte d'Esculapeà Rome, bientôt cependant commença la décadence. Les efforts des empereurs pour réveiller le sentiment religieux au sein du paganisme demeurèrent vains. La foi aux anciens dieux se perdait. On se lassa de consulter le fils d'Apollon et de Coronis. « Le prestige des divinités médicales s'use vite, parce qu'elles sont de celles qu'on obsède sans cesse et que les nouvelles venues apportent avec elles des espérances nouvelles ^ » Les cultes égyptiens et orientaux, dont les rites mystérieux et les cérémonies étranges frappaient les esprits, s'étaient répandus à leur tour dans le monde occidental et faisaient tort à l'antique polythéisme gréco-romain. Les malades recouraient volontiers aux bons offices d'Isis et d'Osiris. Ils avaient confiance surtout en Sérapis^. Dès le temps de Varron et de Cicéron, Sérapis intervenait dans les guérisons-^ Sous l'Empire on l'assimila à Esculape, on le confondit avec lui; ils étaient adorés tous deux dans les mêmes formes et invoqués par les mêmes procédés^. — Les progrès du christianisme portèrent à l'antique dieu de la médecine les derniers