Gasimiro, Memorie istoriche, p
destinée à cet usage. Les mêmes raisons ont décidé les anciens et les modernes à la vouer à la médecine. C'est un lieu tout désigné de refuge et d'isolement^. Au , ix* siècle les évêques de Porto, de qui elle dépendait, vinrent y résider, chassés de leur ville épiscopale par les invasions sarrasines. Peut-être dès cette époque y élevèrent-ils sinon un hôpital, du moins un hospice : un fragment d'inscription métrique copié à la Renaissance dans le couvent de Saint-Jean-Calybite et comjdété par de Rossi, paraît l'indiquer 2. L'île tibérine est restée -d'âge en âge fidèle à ses destinées antiques.
1. On a déjà rappelé plus haut, p. 175, que pendant la peste de 1G."J8 l'ile entière fut transformée en hôpital et qu'on y évacua tous les malades de Rome.
2. Texte édité par Fabretti et publié de nouveau, avec les corrections et compléments de DE Rossi, par Gantahelli, Di un frainmento ep'ujvafico cristiano dell'isola poriuense, dans le Dullelt. Comun., 1896, p. 73, note :
Pauperibus vicl!'u]m midis tcg-mina confort.
Hune habuit patrem orfanus et vidiia.
Hanc aulam propr[iis opijbus construxit al> imo,.
In qua sanctorum [plujrima mcmbra manent, Urbis Portensis 8en[ii est qjuae pressa ruina.
11 serait question dans ces vers, d'après M. Cantarelli, de la construction d'un hospice et de la reconstruction d'une église entreprises à l'endroit même où l'inscription commémorative était placée, c'est-à-dire dans l'île tibérine. Cette église serait donc, ou bien la vieille église de Saint-Jean-Baptiste hi ■insula, qu'a remplacée Saint-Jean-Calybite, ou bien l'église des Saints-E.xuperanlius-et-Sabinus que suppose M. von Duhn.