‹ L'île tibérine dans l'antiquitéChapitre 167 sur 237 · Cf. ci-dessous, p · texte numérisé non relu

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2. Machob., I, 15, 4 : Omnes idus Jovis ferias ohsevvandas sanxil antiquitas. — Lydus, de Mens., 111, 7 : (Oi çyirtxol)... xà; EîSoù; (TO'JTSO-rt tyjv (x,£(ro[j.rjVi'av) Ail T,f oyv 'll),t'(j) àvépEpov.

JUPITER JURARIUS ET VEJOVIS 251

forte ellipse ne le choquait nullement. Ni pour lui ni pour ses contemporains l'hésitation ou l'équivoque n'était possible. Le sens de Ja phrase ne faisait pas de difficulté. On doit conclure de ce texte, sans s'arrêter à une négligence de langage, que les deux temples de Jupiter et de Faunus étaient prostjles.

La fête de Jupiter et de Vejovis dans l'île. — C'est d'Esculape, et non pas de Faunus, que les anciens calendriers et le^ poème des Fastes d'Ovide rapprochent le Jupiter de l'île. Les Romains célébraient au même jour, le 1" janvier, la fêteannuelle du sanctuaire d'Esculape et celle de Jupiter in insiila. Ovide raconte qu'aux kalendes de janvier deux temples ont été consacrés : (( Jupiter participe aux honneurs que l'on rend à Esculape. Un même lieu les a reçus l'un et l'autre, et le temple du petit-fils est joint à celui de son illustre aïeul*. » Sur un calendrier découvert à Préneste (Palestrina), à la première ligne de la colonne réservée au mois de janvier, une fête d'Esculape et de Vejovis dans l'Ile est indiquée- :

\.^scii\lapio Vediovi in insula.

La divinité associée à Esculape se trouve désignée dans ces deux textes sous des noms différents ; Ovide l'appelle Jupiter et le calendrier Vejovis. D'où vient ce désaccord et comment l'expliquer? Il est impossible qu'il y ait eu à cette place deux temples, dédiés l'un à Jupiter, l'autre à Vejovis, et deux fêtes de Jupiter et de Vejovis le l" janvier, en même temps que celle d'Esculape. 11 est impossible aussi qu'un seul temple et une seule fête aient été attribués tantôt à Jupiter et tantôt à Vejovis ; Jupiter et Vejovis n'étaient pas deux vocables d'ua même dieu, mais deux dieux séparés ; si voisins qu'ils soient l'un de l'autre, ainsi que le montre l'aspect des deux mots dérivés d'une commune racine, les Romains ne les confondaient pas; chacun d'entre eux avait à Rome ses temples et ses fêtes. Auquel appartenait, en réalité, le sanctuaire de l'île?

Une inscription officielle, telle que le calendrier de Pré^

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