‹ L'île tibérine dans l'antiquitéChapitre 169 sur 237 · Jordan, op. cit., p · texte numérisé non relu

Jordan, op. cit., p

4. Inter duos lucos : Aust, op. cit., p. 33, n" 110; Kiei'Eht-Huelsen, op. cit., p. 88; Homo, op. cit., p. 625, — d'après le calendrier de Préneste, C. l. L., I, 2» éd., p. 233. — Aust {op. cit., p. 21, n" ;J2), Kiei'eht-IIuelsen et Homo {locis citatis) croient qu'il existait sur le Capitole, in arec, un second temple de Vejovis, que mentionnerait Tite-Live (XXXV, 41). Voir ci-dessous, p. 264.

JUPITER JLRARILS ET VEJOVIS 253

nant que les Romains aient ainsi rapproché ces deux dieux et sacrifié à celui-ci en fêtant celui-là. Ils no croyaient point qu'ils fussent étrangers l'un à l'autre et sans rapports entre eux ; bien au contraire. Vejovis était considéré comme une manifestation particulière de Jupiter, adorée séparément ^ Il n'avait de sanctuaire à Rome, en dehors de l'ile tibérine, que sur le Capitole. Les auteurs anciens ne sont pas d'accord sur le sens et l'étjmologio de son nom; tous, néanmoins, le rattachent à celui de Jupiter.

D'après Ovide, Vejovis est un Jupiter jeune; son nom vient do Jovis et de la particule ve, qui a une valeur diminutive ; de même que vegrandis signifie petit, de même on appelle Vejovis un petit Jupiter''; il était représenté par les sculpteurs jeune et imberbe, sans foudres dans la main, à la différence de Jupiter adulte'^. — D'après Aulu-Gelle, ce a une valeur privative; Vejovis est le contraire de Dijovis et de Jupiter [Jovis au génitif) ; le verbe jiœare nous fait comprendre la vraie nature de ces derniers ; ce sont des divinités secourables et bienveillantes ; inversement Vejovis a le pouvoir non pas d'aider, mais de nuire, et on l'invoque pour le conjurer; s'il n'est pas armé de la foudre, il brandit des llèches prêtes à frapper, comme Apollon ^. — Un passage de Festus permet peut-être de ramener

1. Sur le culte de Vejovis à Rome, consulter : Pheli.eu, Vejovis und Diiovis, dans les Der. d. silchs. Ges. d. Wiss., Leipzig, 18.jo, et dans ses AusgewuhUe Aufsulze, Berlin, 1864, p. 266; — Preller-Jordan, Rœm. Mylhol.,t. 1, p. 262; — FowLER, op. cit., p. 121 ; — 0. Gilbert, Gesch. und Topo(ji'. d. St. Rom, t. H, p. 99; t. 111, p. 83.

2. Jupiter enfant était adoré à Terracine, sous le nom de Jupiter Anxur : Servius, ad JEn., VII, 799 : Circa hune Iractum Canipaniae colehatur puer Jupiter qui Anxurus dicetmtur quasi ave-j lupâ;, i{d e)st sine novacula, quia barbam nunquam rasisset; et Juno vircjo, quae Fernnia dicebatur; est autent fous in Campania juxta Terracinam, quœ aliquando Anxur est dicta.

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