‹ L'île tibérine dans l'antiquitéChapitre 171 sur 237 · C. I, L., 1, l"éd., 1105; YI · texte numérisé non relu

C. I, L., 1, l"éd., 1105; YI

JUPITER JCRARltS ET VEJOVIS 257

« Monument élevé à Jupiter Jurarius, avec Targ'cnt des cotisations ', sur L'avis do Gains Volcacius, fils de Gains, haruspice. »

M. Mommsen ne croit pas que la formule ex sententia ait jamais figuré au début du texte ni qu'il soit nécessaire de la sous-entendre-. Les mots C. Volcaci seraient simplement des nominatifs. On devrait lire :

C{aius) Volcaci[us) C{nii) f[ilhis) har[i(spex), etc.

D'autre part, à la fin du texte, M. Mommsen n'admet pas le complément [factiim m]onimentom. La forme monime?itom pour momimentum est archaïque ; la désinence om ne se rencontre plus après le début du vi" siècle de Rome (milieu du ii" siècle avant l'ère chrétienne) ; or l'inscription n'est certainement pas antérieure à la fin de ce siècle ; aucun signe n'y décèle l'archaïsme ; l'L du mot Volcaci, avec ses deux barres se coupant à angle droit, ne peut appartenir qu'à une époque relativement récente. Il faut rétablir plutôt [arain cum m\onimento m[erito\, ou substituer même [p\avimcnto à [m]onimento'^.

Sur la première de ces deux questions, rien n'empêche qu'on se rallie à l'opinion de M. Mommsen ; il est très possible que les mots C. Volcaci soient des formes nominatives abrégées. Sur la seconde, au contraire, la restitution de Visconti est préférable ; la courbe de l'O et de l'N au commencement du dernier mot est trop bien marquée pour qu'on remplace [7n]onitnento par \p\ainmento ; l'M final ne commence pas un mot nouveau : il n'y a pas d'intervalle entre lui et l'O qui le précède, tandis que l'espace qui le suit est vide. S'il est vrai que la terminaison om soit d'une époque plus ancienne que l'L régulière de Volcaci, cette anomalie tient peut-être à l'usage qu'on avait à Rome de rédiger les inscriptions religieuses d'après de vieilles formules consacrées, dont on respectait scrupuleusement les moindres particularités''. G'cst bien un «monument » que l'haruspice G. Volcacius a été chargé de faire construire ou réparer. — On sait qu'un autre texte épigraphique de l'île tibérine — l'épitaphe d'une femme portant le cognomen de Psamathe — concerne la gens Volcacia^,,

1. Sur l'expression de stipe, avec le produit des collectes faites parmi les fidèles, voir plus haut, p. 180 (à propos d'une Inscription du sanctuaire d'Esculape dans l'île, C. I. L., VI, 7).

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