C. F. L., I, 2" éd., p
4. C. I. L., I, 2" éd., p. 336. — Cf. 0. Gilbert, Gescfi. und Topoçjr. der SI. Rom, t. IT, p. 192; t. I, p. 224, note.
ne devrait pas être considéré comme le dieu des Lupercales, il serait encore mêlé aux légendes des origines, et le culte qu'on lui rendait dans Rome remonterait, sinon à la fondation de la ville, du moins à ses plus anciens accroisseiuents. L'interprétation de M. Mommsen n'est pas acceptable. M. Wissowa explique plus simplement le texte du calendrier par une faute de gravure; il propose do rétablir: AGON, agon{ia)K Le nom d'inuus ne se rencontre sur aucun document épigraphique et n'est connu que par Tite-Live. S'il était écrit réellement sur le calendrier d'Amiternum il n'occuperait pas la place que lui attribue M. Mommsen, entre le nom de la fête, Ag{onia), et la lettre NP, qui qualifie ce jour; le nom du dieu est toujours indiqué après les lettres F, N, ISP, jamais aA^ant elles. Rien ne nous autorise à considérer Faunus comme le dieu du Septimontium.
La fondation du temple de l'île tibérine. — On ne relève donc aucune trace du culte de P^auinis à Rome antérieurement à la construction du temple de l'ile tibérine. Le dieu de la campagne et des pâturages n'était pas adoré dans les villes. Les paysans lui dressaient des autels; les citadins le négligeaient, n'ayant pas besoin de son assistance. Comme l'observe très justement M. Fowler, les édiles qui lui élevèrent son premier temple transformèrent un culte purement rustique en un culte urbain 2. Et encore le mot urbain n'est-il pas tout à fait exact ; suburbain serait plus vrai, puisque cet édifice se trouvait et devait être nécessairement en dehors de l'enceinte du pomerium.
Pour favoriser Faunus, si tardivement introduit dans le calendrier officiel de la cité, on assigna à la fête de son sanctuaire un jour déjà férié. Les ides de chaque mois étaient consacrées à .Jupiter; celles de février devinrent la fête commune de Jupiter, ancienne divinité urbaine, et de Faunus, divinité rurale tout récemment admise aux abords de la ville ; le partage servait les intérêts du dernier venu et contribuait à le faire plus facilement accepter -^ Le temple de l'ile fut dédié
1. Wissowa, de Feriis anni Romanorum vetustissimi observationes selectae, Marburg, 1891, p. XII.