‹ L'île tibérine dans l'antiquitéChapitre 31 sur 237 · Claudian., Paneq. dicl. Pro/>ino et Olybrio cosfs · texte numérisé non relu

Claudian., Paneq. dicl. Pro/>ino et Olybrio cosfs

Est in romuleo procumbens insula Thybri, Qua médius geminas interfluit alveus urbes, Discretas subenle freto, pariter minantes Ardua turrigeru' surgunt in culmina ripa". Hic Eletit, et subitum prospoxit ab agg-ere volum. Unanimes fratres jiinctos, slipante senatu, Ire foras, strictasque prociil radiare secures. Atque uno bijuges toUi de limine fasces.

2. D'après Grisah, Gesch. Roms im Millelaller, t. I, Fribourg, 1899-1901, p. oO, les Anicii auraient iiabilé au Cœlius, sur remplacement de l'église et du couvent actuels de Saint-Grégoire-lc-Grand. R. Laxciam {Forma Uvhis Romœ^ feuille 28) place, au contraire, leur maison au Transtévère, prés de l'église San Benedetlo.

3. GiiEGOiiovius, op. cit., t. 1, p. oi, se demande si l'on ne pourrait pas con-

L'île tibérine et l'invasion vandale. — Une inscription chrétienne inexactement interprétée a fait supposer à tort, que Tile tibérine avait été brûlée par les Vandales en 455. Dans un récent mémoire M, Cantarelli a réfuté cette opinion ^ L'inscription, maintenant perdue, fut trouvée au xvif siècle, dans la cour de l'hôpital des Frères de Saint-Jean-de-Dieu. On la connaît par des copies contemporaines ~.

-f- Vandalicarabies hanc îissit martyris aulam \ quamPetrus antistes cultu meliore novatmn...

« La rage des Vandales a brûlé cette église, placée sous l'invocation d'un martyr; l'évoque Pierre l'a restaurée et remise en meilleur état... »

En 455, Genséric, roi des Vandales, saccagea Rome ; en 465, un certain Pierre était évoque de Porto, à l'embouchure du Tibre ; il assista au synode romain tenu cette année par le pape saint Hilaire-^; l'île tibérine relevait au moyen cage de l'évoque de Porto; c'est donc à ce Pierre qu'il faudrait attribuer la restauration d'une église in insida après 455, et cette église ne pourrait être que celle de Saint-Jean-Baptiste, à laquelle succéda plus tard celle do Saint-Jean-Calybite ^'.

M. Cantarelli a fait valoir contre cette thèse des objections décisives. Il n'est pas prouvé que l'île fût dès le v" siècle dans la juridiction des évoques de Porto : le plus ancien document qui témoigne de l'autorité exercée sur elle par ces évêques date du ix" siècle ; c'est un sarcophage du musée du Latran, provenant de l'église de Saint-Jean-Calybite ; l'inscription qu'il porte rappelle que Formose, évèque de Porto de 846 à 876, et plus tard pape, a transporté dans l'île les reliques des martyrs

dure des vers de Glaudien que les murs d'Aurélien se continuaient le long de la rive gauche du Tibre jusqu'au pont Fabricius. Les études dont l'enceinte d'Aurélien a été l'objet récemment ont montré que cette supposition de Gregorovius est tout à fait inexacte et inacceptable. Cf. Homo, op. cit., p. 342-353.

1. Ga^takelli, Di un fràinmento epigrafico cristiano dell' isola PortueJise, dans le Bullett. Comun., 1896, p. G7.

2. Publiée par Suahes, Prenesf.es anliquae libri duo., Rome, 1655, p. 823; — Fabretti, Inscriptionum anliquarum explicalio, Rome, 1609, p. 737, n° 477; — Casimuu), Memorie istoj^iche, p. 268.

3. Decreluni synodale llilari Papsp, public par Tiiiel, Epist. roman, ponllf., Leipzig, t. 1, 1872, p. 159.

4. Opinion émise par Suaues, lettre manuscrite du 10 octobre 1658 {Codex Barberini, XXXVIII, 3i, p. 89-00), adoptée par m: Rossi, note manuscrite que cite M. Cantarelli, et par Ahmellixi, le Chiese di Roma, 2' éd., Rome, 1801, p. 618.

l'ile tibérine a l'époque impériale 67

d'Ostie, Hipi)oljte, Taurimis, Horculianus, ayec celles de saint Jean-Calybito ^ Il n'est pas prouvé non plus que l'église de Saint-Jean-Baptiste existât dès le v" siècle : les bulles pontificales et les actes de donation qui la concernent sont toutes du xi"-. Enfin, l'église relevée après l'invasion vandale était mise sous le patronage d'un martyr; il ne peut être question de saint Jean-Baptiste. Fabretti assure que l'inscription du cloitro de Saiut-Jean-(yalybite se trouvait autrefois dans l'ile qui est située à l'embouchure du Tibre, à Porto '^ Il y avait à Porto une basilique de Saint-Hippolyte martyr. M. Cantarelli en conclut que notre texte provient de cette église, ravagée en 455 par les Vandales et relevée par l'évêque Pierre quelques années plus tard''. Au ix" siècle, un autre évêque de Porto, Formose, chassé de sa ville épiscopale par une incursion des Sarrasins, aura transporté la pierre dans l'île tibérine romaine, en môme temps que les reliques des saints Hippolyte, Taurinus, Herculianus et Jean-Calybite. Ces déductions n'ont rien que de très vraisemblable. L'inscription de Saint- Jean-Calybite ne se rapporte ni à l'île tibérine romaine ni au sac de Rome par les Vandales-"'.

Le procès du préfet des Gaules Arvandus. — Le dernier événement historique auquel l'île se trouva mêlée dans l'antiquité fut le procès du préfet des Gaules Arvandus, sous le règne d'Anthemius. Arvandus avait comploté de s'affranchir de Rome et de s'allier aux rois Wisigoths. La conspiration échoua; le préfet fut arrêté, traduit en justice, convaincu de haute traie Texte publié par Gkuteh, Inscriptlones antiquse, Heidelberg, 1603, p. 1053, n» 6.

2. Voir la liste de ces documents, dressée par Cantarelli, op. cil., p. II.

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