‹ L'île tibérine dans l'antiquitéChapitre 32 sur 237 · Fauhetti, ioc. cil · texte numérisé non relu

Fauhetti, ioc. cil

i. A. DuFOuucQ (Elude sur les Geslamartyrum romains, Paris, 1900, p. 247, note à la page 2't6 in fine) admet, comme M. Cantarelli, que l'inscription de Saint-Jean- Calybite provient d'une église située ad oslia Tiberina; mais il ne pense pas que cette église soit la basilique de Saint-Hippolyte, citée pour la première fois au ix° siècle dans la 17e de Léon IX (Libeu I^ontificalis, éd. Ducliesne, t. II, p. 12); on sait par les Gesta marlyrmn qu'il y avait à Ostie dès le VI' siècle trois églises, Saint-Laurent, Sainte-Aurea, Saint-Astcrius ; peut-être l'inscription vient-elle de l'une d'entre elles, déjà fondée au v siècle.

5. 11 est important de le noter. Les chroniqueurs contemporains affirment que Genséric avait promis au pape Léon X de ne pas détruire ni incendier Rome, et qu'il tint parole : le sac de Rome dura quatorze jours, mais aucun édifice ne fut brûlé. Si l'inscription se rapportait à l'église Saint-Jean- Calybite, il faudrait avouer que cette assertion des chroniqueurs serait mensongère. 11 n'en est rien (Cantahelli, op. cit., p. 7o-16).

hison et condamné à mort. Sidoine Apollinaire écrit à Vincentius, en l'année 469, qu'on l'a relégué « dans l'île du serpent d'Epidaure », en attendant l'exécution du jugement rendu contre lui. « Là, défiguré au point d'exciter la compassion même de ses ennemis, il doit, suivant le sénatus-consulte de Tibère, traîner un reste de vie pendant trente jours après la sentence, redoutant à chaque instant les crampons de fer et la corde du bourreau^ ».

Sous la République, les condamnés à mort étaient exécutés aussitôt après le prononcé du jugement ; on ne faisait d'exception à cette règle que pour les femmes enceintes *. Pendant le règne de Tibère, un sénatus-consulte de l'année 21 prescrivit que les décrets de condamnation à mort rendus par le Sénat ne seraient déposés à Werarium, et par suite ne deviendraient exécutoires, qu'après un délai de dix jours ^^. C'est à ce sénatusconsulte de Tibère que Sidoine Apollinaire fait allusion; bien que du f au v" siècle le délai ait été porté de dix jours à trente ^ le nom de Tibère était resté attaché à cette importante et heureuse réforme.

On ne sait à quel endroit se trouvait la prison oii fut enfermé Arvandus. Au xvii'" siècle, Suarès a émis l'hypothèse que l'église

1. Sioo.v. Ai'OLL., EpisL, I, 7, 12 (publié par Khusch, dans les Monum. Gehm., Aiicl. anliq.. t. VllI, p. 12) : Capile mulctatus in insulam conjeclus est serpe» fis Epidauri, ubi usque ad inimicorum dolorem devenustalus et a retms liumanis veluli vomitu fortunae. nauseantis exsputxis nunc ex vetere senatus consullo tiheriano triginta dierum vilam post sententiam trahit, uncum et r/emonias et laqueum per horas lurl)ulenti carniflcis horrescens. On sait par d'autres textes que la tentative d'Arvandus eut lieu on 469 (Gassioo., C/iron., nnno 469; Paul., Hist. miss., XV, 2, cités aux Moncm. Gekm., toc. cit., p. Ll).

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