‹ L'île tibérine dans l'antiquitéChapitre 42 sur 237 · Cf. ci-dessous, p · texte numérisé non relu

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4. MiGXE, op. cit., t. XXI, p. 1121-H22, Vila S. Eugenise : (Nicetius) jussil eam ad templum diici Dianœ... Dum oraret, fit terraemolus in eodem loco : et ila templi ipsius fundamenta mersa sunt cum ipso idolo ut nihil aliud remanserit, nisi sola ara quœ fuit ante junuam templi, ad quam stabal beata Eugenia. llaec in instila Lycaonia gesta sunt coram omnibus qui sequebantur agonem Eugenise... — Consulter sur cette légende A. Dufourcq, Elude sur les Gesta nuirtyrum romains, p. 3o, 191, '299.

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tiquité, à notre connaissance, de sanctuaire de Diane en l'ile tibérino. Le rédacteur des Actes aura commis quelque méprise. Un seul fait doit être retenu : des martyrs chrétiens ont été jetés dans le Tibre, pendant les persécutions, auprès de rUe.

C'est ce que nous montre aussi la légende de saint Calliste ; le corps décapité de saint Calepode subit le même sort que celui de sainte Eugénie, « devant l'ile Ljcaonie ' ».

Les saints Hippolyte, Hadria, Paulin, Néon, Maria, Eusèbe, prêtre, Marcel, diacre, connus sous le nom commun de « martyrs grecs » furent mis à mort près d'un pont appelé pons Antoninus, et leurs corps furent laissés à cet endroit, « à côté de l'île Lycaonie^ >;.

Les saints Maris et Marthe trouvèrent « en prison, dans le camp au-delà du Tibre », un homme d'une grande sainteté, nommé Cyrinus ou Quirinus, qui fut tué d'un coup d'épée et jeté dans le Tibre; « son corps s'arrêta dans l'île Lycaonie''». On s'est demandé si cette prison au-delà du Tibre ne serait pas celle précisément de l'ile tibérinc, où l'on gardait trente jours les condamnés à mort^. Cette hypothèse n'est guère probable. La prison que citent les Gesta était située dans un camp; il s'agit sans doute de l'un de ceux du Transtévère, qui sont bien connus, castra Ravennatium ou castra lecticariorwn.

Ces divers documents hagiographiques ne sont pas susceptibles d'être datés avec autant de précision que les textes énumérés

1. AcTA Sanctokum, octobre, t. VI, p. 451 (Voir aussi dans les Acta Sanc- TOHUM, mai, t. II, p. oOO) : Tenuit aulem et D. Calepodium qitem fecit occidi gladium et corpus trahi per civitatem siib die kalendanim Mail : cujus corpus jaclari fecit in Tiberim anle insulam Lycaoniavi. — Consulter A. Dufouiîcq, op. cit., p. 35, 115, 311.

2. Texte publié par de Rossi, Rama sotteranea, lloiiie, 1864-1877, t. III, p. 207 : Et prœcepit eos adduci ad pontem Antonini et plumbatis cœdi diutissime risque ad consumalioneiii eoruui. Et dum diu cœderentur emiserunt spiritum. Et relicta sunt corpora in eodem loco juxta insulam Lycaoniam. — ' Consulter A. Dufoukcq, op. cit., p. 36, 179, 300.

3. Acta Sanctorum, janvier, t. II, p. 580 (Voir aussi dans les Acta Saxctonu.M, mars, t. III, p. 544) : Veiiientes in Castra trans Tiberi/n in carcere invenerunt hominem venerabilem Cyrinum nomine... Invenerunt tamem quemdam presbyleruiH nomine Pastorem, qui et illis narravit omnia quœ facta fuerant et quo modo noctu iaterfectus fuerat yladio B. Cyrinus, et jactatus f'uerat in Til>erini, cujus corpus remansit in insula Lycuonix. — Consulter A. Dufouhcq, op. cit., p. 36, 2iO, 311.

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