Reber, op. cit., p
4. Nibby, op. cit., p. 177. Nibby se demande si les Hermès ont été apportés après coup du temple de Janus, ou si on les a fait expressément pour orner le parapet, en leur donnant la forme de Janus quadrifontes à cause du voisinage du temple. Cette seconde hypothèse est la plus vraisemblable.
0. C'est à peu près ainsi que Ganina, loc cit., s'inspirant de Piranesi, a
Les textes anciens. — On sait par Dion Cassius à quelle époque fut construit le pont Fabricius. Après avoir raconté les événements de l'année 692/62, Dion ajoute : « Et l'on cons-
truisit le pont de pierre conduisant à la petite ile qui existe
compris sa restauration, mais il n'a pas indiqué la balustrade ni les Hermès. 11 suppose un parapet plein en larges pierres, avec au milieu sur la petite arche centrale, une dalle plus grande.
dans le Tibre; on l'appela le pont Fabricius^. » Ces quelques mots nous font connaître à la fois l'époque précise oii fut élevé le pont — un an après le consulat de Cicéron et la conjuration do Catilina — et le nom qu'on lui donnait dans l'antiquité.
Le pont Fabricius est cité dans une satire d'Horace : un jour le poète désespéré songeait, dit-il, à se jeter dans le Tibre ; mais il rencontra un de ses amis, un philosophe, qui lui conseilla pour le détourner de son projet de cultiver la philosophie et de s'éloigner du pont Fabricius-.
Acron et Porphyrion, en commentant ces vers, disent que l'on appelait pons Fabricius, du nom de son fondateur, le pont de pierre qui reliait File tibérine à la ville-^
Polemius Silvius, dans la liste qu'il donne des ponts de Rome, mentionne le pont Fabricius^; tous les auteurs de descriptions de Rome à l'époque chrétienne le citent également"'. La persistance du même nom est ainsi attestée, depuis le i"' siècle avant Jésus-Christ jusqu'au moyen âge'"'.
1. Cass. Dio, XXXVII, 43 : T6-î [aîv rayra xs èYSvîro, xa; r^ ylcp-jpa r, XtÔt'vï) t) àv To vviTÎôtov xb àv xfi) TiêiptSi ov spÉpouo-a xaxsa/.e-jâTÔri, ^ a.oo'./.ict xX-z^ôsÏTa. Le passage de Dion Cassius est cité ici d'après l'édition Dindorf (Teubner). Les manuscrits portent : -/.al r, ysç-jpa r, ),i6ivY) à; xb vr|iTÎ5tov xôxô èv xtii TiêiptSt 'ôv çépo-jira, « le pont de pierre conduisant à l'île qui existait alors dans le Tibre », ce qui n'a pas de sens, car elle était encore une île. après comme avant la construction du pont. C'est Leunclavius, suivi depuis par la plupart des éditeurs, qui a corrigé iç xb vyiTi5iov xôxs èv en r; £t; xb vr;TtSiov xb èv ; la présence des mots xôiz au début de la phrase (xôxs [l'sv xaûxa xs èyévîxo) aura trompé les copistes, qui le répétèrent à la ligne suivante.