Mommsen, Epheineris Epigraphica, t. VllI, p
9. Babelon, les Monnaies de la République romaine, Paris, 1883-1886, 1. 1, p. 340.
10. Cf. NiBBY, op. cit., p. 169. — Canixa, gli edifizi di Roma antica, t. 111, testo, p. 108-109. — Reber, Die Ruinen Roms, p. 320. — Mu.nzer, dans la Real Enci/clopadie de Pauly-Wissowa, s. v" Cestius, etc.
11. Cité par EcKHEh,Doct)'inanumorumveterum,\ienne, {192-1198, t. V,p.l69.
12. Cass. Dio, XLllI, 28 et 48. — Cf. Vigneaux, Essai sur la Prœfactura Urbis, Paris, 1896, p. 30.
la surveillance du Tibre et la charge de faire procéder à l'établissement d'un nouveau pont. L'hypothèse séduisante d'Havercamp doit être cependant rejetée. M. Monimsen ne croit pa» que les préfets de la ville en 708/4-6-709/45 aient frappé des monnaies d'or c.r scnatus consulto; celles-ci sont bien plutôt de l'année 710/44'. «Après la mort de César, le Sénat s'empressa de s'arroger le droit d'émettre des pièces d'or, comme l'avaient fait les généraux, et de marquer cette reprise de la prérogative souveraine par les deux lettre SC [senatiis consulto). C'est la seule époque oii le Sénat ait fait frapper de la monnaie d'or, et cette circonstance donne raison à l'opinion de Mommsen ~. » Les lettres PR signifient praelores et ne concernent en rien les magistrats extraordinaires et très peu connus do l'année 708/46. Il n'est donc pas prouvé que ce soit à Lucius Cestius qu'on doive le pont appelé Cestius ; le soin des ponts ne regardait pas les préteurs, mais, comme le montre l'inscription même du pont Fabricius, les curatores viarwn. Lo Cestius qui donna son nom au monument fut curator viarwn entre 692/62 et 121 j^T^^ mais la data exacte de sa magistrature et son prénom même nous échappent.
Reconstruction au IV* siècle : le pont de Gratien. — Le pont, édifié au dernier siècle de la République, fut réparé ou reconstruit au iv" siècle de l'ère chrétienne. Ce nouvel épisode de son histoire est mieux connu'*. Deux inscriptions en conservent le souvenir; chacune à l'origine était répétée deux fois. La première était apposée en double exemplaire sur le parapet ; l'une des deux plaques de marbre sur lesquelles elle était écrite fut jetée dans le Tibre, en 1849, par les Garibaldiens qui essayaient de couper le pont pour défendre l'accès de la ville aux troupesfrançaises maîtresses du Janicule; l'autre se voit encore, remise en sa place, sur le rebord du nouveau pont San Bartolomeo^ versl'amont"'.
1. MoMMSEX, Histoire de la monnaie romaine, trad. franc., Paris, 1860-1813,. t. Il, p. 348.