‹ L'île tibérine dans l'antiquitéChapitre 71 sur 237 · Voir ci-dessous, p · texte numérisé non relu

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3. KiEPEHT-HuELSEN, op. cit., p. 88; — Homo, op. cil., p. 623.

LES PLUS ANCIENS PONTS DE l'iLE TIBÉRINE i 27

par excellence, comme l'appelle le scholiaste Acron', serait le pont Fabricius bâti en 692/62 par le cnrator viarum de ce nom, tout auprès du bras gauche du pont Sublicius. On laissa cependant ce dernier subsister, par scrupule religieux, à côté du monument nouveau; il y eut pendant quelques années, entre l'île et la rive gauche, deux ponts, l'un en bois, l'autre en pierre, et un seul, en bois, entre l'île et la rive droite. En 731/23 une inondation détruisit les deux pai-ties du pont Sublicius et abîma le pont Fabricius-; on entreprit à cette occasion d'importants travaux, dont les consuls M. Lollius et Q. Lepidus firent la dédicace deux ans plus tard, comme l'apprend l'inscription conservée du pont Fabricius. Celui-ci avait été remis en état; mais, au lieu de relever le pont Sublicius du côté du Transtévère, ou avait bâti un second pont de pierre : Ce fut le pont .Emilius'* ou Lepidi'', ainsi appelé du nom du consul Q. /Emilius Lepidus ; il devint plus tard le pont de Gratien.

Critique. — Telle est la théorie ingénieuse de M. Mommscn. Il était nécessaire do l'exposer avec quelque détail. M. Mommsen paraît y tenir tout spécialement. A plusieurs reprises, dans dos ouvrages ultérieurs, il est revenu sur la question des ponts primitifs de l'île tibérine, et il n'a rien retranché de ses hypothèses hardies^. Elles ont rencontré cependant une très vive opposition '^ et soulèvent, à notre avis, des objections insurmontables.

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