‹ L'île tibérine dans l'antiquitéChapitre 81 sur 237 · DiONYS., VI, 17; — Tac, Ann., II · texte numérisé non relu

DiONYS., VI, 17; — Tac, Ann., II

5. KiEPERT-IIuELSEN, Nometicl. lopogr., p. 76; — Homo, Lex. de topogr. rom., p. 553.

6. Liv., IV, 21 : Obsecralio itaque a populo, duumvivis praeeuntibus, est facta.

l46 LE SANCTUAIRE D*ESCULAt>Ë

nouveau la ville. On demanda cette fois à Apollon, spécialement désigné, et sous le nom même qu'il portait en Grèce, de rendre la santé au peuple. Un temple lui fut promis pro valetiidine populi^ ; deux ans plus tard, on le consacra au culte-; il était situé au Champ de Mars, hors du pomerium'^ . Les Grecs regardaient Apollon comme le dieu de la lumière et du soleil, mais ils lui reconnaissaient aussi certaines attributions médicales ^^; ils l'appelaient aki%iy.a-/,zç, àzo-pb-a'.oq, /Traiàv, Giùx-qp, celui qui détourne les maux, qui guérit, qui sauve; il est à la fois médecin et divin, tarpcç wv xal p.àv-u'', \y.-pz[j.3.v-iq^'. Le soleil n'est-il pas un principe de vie? sa chaleur purifiante ne détruit-elle pas les miasmes pernicieux? La légende qui faisait d'Asklépios lui-môme son fils exprimait symboliquement l'étroit rapport qui existe entre la chaleur du soleil et la santé des hommes. Les vertus médicales et guérisseuses d'Apollon furent donc le premier caractère que les Romains apprécièrent en lui; ils l'accueinirent d'abord comme un dieu médecin^. Dans les cérémonies sacrées les Vestales l'appellaient : Apollo ?nedici(s, Apollo Pœan^.

Apollon et Asklépios. — L'introduction de son culte à Rome annonçait et préparait l'introduction du culte d'Asklépios^. Il était inévitable qu'on fît venir de Grèce, après le dieu du soleil et de la lumière, le dieu particulier des guérisons et de la santé. Quand les Romains eurent commencé à imiter les Grecs et à leur emprunter leurs divinités, ils ne purent s'empêcher ensuite de persévérer dans cette voie et de la suivre jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à l'adoption de toute la mythologie hellénique et à la fusion complète des deux rehgions. Apollon n'était pas exclusivement un dieu médecin. S'il prôté-

1. Liv., IV, 23 : Pestilentia eo anno aliarwn reriim olium praebuit ; œdes Apollini pro valetudine populi vota est : multa duumvirï ex libris, placandse deum ivae, avertendseque a populo pesiis causa fecere.

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