‹ L'île tibérine dans l'antiquitéChapitre 83 sur 237 · KiEPEHT-HuELSEN, op. cit., p. 2; — HoMO, op. cit., p · texte numérisé non relu

KiEPEHT-HuELSEN, op. cit., p. 2; — HoMO, op. cit., p

avant Yhve chrétienne ' et le devait sans doute à un autel élevé très anciennement en cet endroit, U Apollinar fut le premier asile ouvert parles Romains, en dehors du pomermm, aux dieux helléniques. Aucun d'eux ne méritait mieux qu'Asklépios d'y être accueilli à côté d'Apollon ; n'étaient-ils pas l'un et l'autre des dieux guérisseurs ? Asklépios ne passait-il pas pour le fils d'Apollon ?

Tite-Live rapporte, d'autre part, qu'en l'année 461/293, lorsque les Livres Sibyllins conseillèrent aux Romains d'appeler à leur secours Asklépios, les préoccupations de la guerre samnite empêchèrent d'envoyer aussitôt une ambassade en Grèce ; on dut se contenter de faire une supplicatio d'un jour au dieu de la médecine -. La supplicatio avait lieu d'ordinaire devant l'autel et dans le temple de la divinité qu'on implorait ; les suppliants venaient embrasser sa statue. La célébration d'une supplicatio en l'honneur d'Esculape est une nouvelle preuve de l'existence de ce vieux temple auquel Pline faisait allusion-^.

Il n'est pas surprenant, d'ailleurs, que la religion d'Asklépios ait pénétré très tôt à Rome ; elle paraît s'être répandue de bonne heure en Italie, et particulièrement en Etrurie '*. Sur un vase recueilli dans une tombe étrusque des environs de Chiusi, on lit en lettres archaïques les mots : Aisclapi pococolom, tracés d'un pinceau tremblant^. Ils ont été écrits par un artisan italien : le nom du dieu est mis le premier, contrairement à l'usage grec. La forme Aisclapi prouve l'antiquité du texte : sur les plus anciennes inscriptions d'Epidaure le dieu

1. Liv., III, 63 (à la date de 305/449) : Prata Flaminia uln nunc œdes Apollinis est, jarn tum Apollinare appellabant.

2. Liv., X, 47 : Multis rébus lœtus anniis vix ad solat'mm unius mali, pestilentiiB urentis simul urbem alque agros, suffecit ; portentoque jam similis clades erat, el libri aditi, quinam finis mit quod remedium ejus mali ab diis daretuv. Invenlum in libris, ALsculapium ab Epidauro Romam arcessenduin ; neque eo anno, quia hello occupati consiiles eranl, quicquam de ea re aclum, pvaeterquam quod unum diem /Esciilapio supplicatio est habita.

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