‹ L'île tibérine dans l'antiquitéChapitre 88 sur 237 · Claudian., in Stilichon., III · texte numérisé non relu

Claudian., in Stilichon., III

Hue depulsurus œorbos Epidaurius hospes Reptavit placido tractu vectumquc pur undas Insula pseonium texit Tibcrina draeoncm.

'.'). AufiiJST., de Civ. Dei, III, 12 : JEsculapius aulem ah Epidauro ambivit ad Romam, ut péril issi mus medicus in ur/>e nobilissima artein r/loriosus exerceret; III, 17 : Vel quando item alla intolerabili peslilentia Msculapium ab Epidauro quasi medicum deum Roma advocare atque atque adfiibere compulsa est, etc.; X, 16 : Epidaurius serpens JEsculapio naviganti Romam cornes adhœsit.

6. Lactaxt., Divin. Inslil., II, 8 : Illud se.que mirum quod lue saevienle Msculapius Epidauro accitus urbem Romam diuturna pestilenlia libérasse perhibetur.

7. Arnob., VII, 41-43 : Longue argumentation pour démontrer que le serpent d'Esculape ramené dEpidaure ne peut être divin : Aisculapius, inquitis, Epidauro bonis deus valetudinibus prœsidens et tiberina in insula constitutus, etc.

158 LE SANCTUAIRE d'eSCULA^Ë

daure à Rome^ Il nous donne la version poétique de l'épisode dont nous avons par Tite-Live et Valère Maxime l'attestation historique. Il décrit d'abord l'épidémie de peste et les maux qu'elle a déchaînés sur Rome. Il ne dit pas qu'on ait consulté les Livres Sibyllins. Une ambassade serait allée à Delphes même interroger Apollon^. Le dieu déclara que ce n'était pas à lui mais à son fils Esculape de faire cesser le fléau^. Dès que cette réponse est apportée au sénat, il s'enquiert du lieu qu'habite le fils d'Apollon, et de nouveaux ambassadeurs font voile vers B]pidaure. Les Romains aussitôt débarqués demandent aux Grecs qu'on leur permette d'emmener le dieu qui doit sauver leur patrie; quelques Epidauriens y consentent, d'autres s'y refusent. Dans la nuit Esculape apparaît en songe aux envoyés, « tel qu'on le voit dans son temple, tenant de sa main gauche un bâton noueux et de la droite caressant sa longue barbe'* ». Il leur annonce qu'il les accompagnera jusqu'à Rome sous la forme d'un serpent. Le lendemain, en effet, le serpent sacré sort du sanctuaire ; il se dirige vers la côte, détournant la tête pour voir une dernière fois son habituelle demeure ; il traverse la ville et monte sur le navire romain^. Le poète

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