OviD., loc. cit
Tum gradibus nilidis debil>itur, craque rétro F'iectit et antiquas abiturus respicit aras, Assuetasque domos liabitataque templa salutat.
L*ARRIVÉE DU SERPENT D*ÉP1DAUÏIË l5ô
s'attarde au récit de la traversée; il décrit tous les points de la côte italienne devant lesquels passent l'ambassade et le dieu qu'elle ramène : «■ Un vent léger enfle la voile. Le dieu se redresse, et, la tête posée sur la poupe, il contemple les flots azurés. Le vaisseau traverse heureusement la mer ionienne ; au lever de la sixième aurore il découvre l'Italie. Il dépasse le promontoire où s'élève le temple de Junon Lacinienne, les rivages de Scylacôe et ceux d'Apulie. A force de rames il évite à gauche les rochers d'Amphise, à droite les bords escarpés de Céraunie. Il côtoie Romethium, Caulon et Narycie, franchit le détroit et double le cap de Pélore. Il laisse derrière lui les îles d'Eole, les mines de Témèse, Loucosie, Pa^stum au doux climat. De là il gagne Caprée, le promontoire de Minerve, les collines de Sorrente fertiles en vin généreux, la ville d'Hercule, Stabies, l'oisive et indolente Parthénope et le temple de la Sibylle do Cumes. Il aperçoit tour à tour Baies aux sources d'eau thermale, Literne et ses champs couverts do lentisques, le Vulturne et ses eaux chargées de sable, Sinuessa où l'on voit tant de blanches colombes, les bords funestes de Minturne, Careta, où Enée ensevelit sa nourrice, Formium, la ville d'Antiphate, le marais d'Anxur, la terre de Circé, et le solide rivage d'Antium^ » La mer devenant menaçante, les Romains s'arrêtent à Antium ; le serpent descend sur le rivage; il se réfugie dans le temple d'Apollon jusqu'à ce que les flots se soient apaisés, puis il se rembarque-. A l'embouchure du Tibre les prêtres et les fidèles sont accourus en foule au-devant du dieu ; le navire remonte rapidement le fleuve, u Enfin l'on est arrivé à la capitale du monde; le serpent s'élève à la pointe du mât, il agite sa tête et regarde autour de lui quel lieu il doit choisir pour sa résidence. Le Tibre dans son cours se partage en deux bras de largeur égale, (|ui environnent de leurs eaux une île à laquelle le fleuve a