‹ L'île tibérine dans l'antiquitéChapitre 91 sur 237 · OviD., loc. cit · texte numérisé non relu

OviD., loc. cit

Hue ubi vcliferam nautaE advertere carinam — Asper enim jam pontus crat — dcus explicat orbes, Perquc sinus crebros et magna volumina labcns Templa parentis iuit flavum tangcntia litus ^Equorc pacalo palrias Epidaurius aras Lingruit, et, hospilio juncti sibi numinis usus, Litoream tractu squame crepitantis harenam Sulcat...

donné son nom. C'est là qu'en sortant du vaisseau le serpent se retire ^ » La peste aussitôt disparaît-.

Ovide comparé aux textes historiques. — Ce passage des Méta^norphoses^ malgré l'abondance des développements, a moins d'intérêt pour l'historien que la seule page de Vaière Maxime ou les quelques lignes de Tite-Live. Les vers d'Ovide sont agréables et amusants. Sa narration est toujours animée, vivante, pittoresque. Bien des détails arrêtent l'attention du lecteur et lui plaisent. Le dieu de la médecine apparaît en songe aux ambassadeurs romains ; le poète nous fait son portrait et caractérise en deux mots l'un des types classiques d'Esculape dans la sculpture gréco-romaine 3. Le navire qui porte le serpent divin longe le littoral de l'Italie ; Ovide aussitôt nomme les caps, les golfes, les villes, les temples qu'il découvre tour à tour, dépeint sommairement leur situation ou leur aspect, évoque les souvenirs mythologiques qui s'y rattachent. Esculape et les ambassadeurs arrivent à Rome, en face de l'île tibérine ; celle-ci à son tour nous est présentée ; le serpent dresse la tête, il clierche un endroit favorable où se

Page 1