‹ L'île tibérine dans l'antiquitéChapitre 92 sur 237 · OviD., loc. cit · texte numérisé non relu

OviD., loc. cit

Jamque caput rerum Romanarn inlravural urbcm : Erigitur serpens, summoque cacuraine malo Colla movct, sedesquo sibi circumspicit aptas. Scinditur in geminas partes circurofluus amnis, Insula nomon habet, laterumquc e parte duorum Porrig-it œquales média tellure lacertos. Hue se de Lalia pinu Phœbeius anguis Contulit et fiiiem specie cseleste resumpta Luctibus imposuit venitque salutifer Urbis.

2. Ovide a raconté ailleurs (Ovid., Fast., IV, 24:j-348j l'arrivée de la Magna Mater à Rome. Cet épisode des Fastes doit être rapproché de celui des Métamorphoses que l'on vient de citer. Les points de ressemblance sont nombreux. La marche des deux récits est la même, et le même esprit les inspire. Gomme pour Esculape, ce sont les Livres Sibyllins qui conseillent d'aller chercher la Magna Mater; l'oracle est obscur; il faut le faire expliquer par Pœan. Attale, roi de Phrygie, refuse de laisser partir la déesse; elle manifeste elle-même sa volonté ; elle doit aller à Rome :

Digna Roma locus quo deus omnis eat.

Ainsi Esculape s'était embarqué spontanément sur la trirème d'Ogulnius. Ovide décrit les pays que longe le navire ; il insiste sur les régions du bassin oriental de la Méditerranée; viennent ensuite laSardaigne, l'Ausonie, le Tibre : le voyage de la Magna Mater fait pendant au voyage d'Esculape. Enfin l'arrivée delà déesse à Rome, est marquée, elle aussi, par un prodige : le vaisseau s'arrête; on essaie en vain de lui faire remonter le Tibre; il faut une main pure pour l'atliror vers la cité ; la vestale Quinta Claudia, que l'on soupçonnait injustement, opère ce miracle, qui fait éclater son innocence.

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