VI. — De FEsprit des choses
Ou Coup d’œil philosophique sur la nature des êtres et sur Vobjet deleur existence, avec l’épigraphe : mens homini rerum universalitatis spéculum est., Paris, an VIII (1800), 2 vol. in 8». Notre philosophe pensait qu’il devait y avoir une raison à tout ce qui existait,et que l’œil interne de l’observateur en était le juge. Il considère ainsi l’homme comme ayant en lui un nuroir vivant, qui lui réfléchit tous les objets,^ et qui e porte à tout voir et à tout connaître : mais ce miroir vivant étant lui-même un reflet de la divinité, c’est par cette lumière que l’homme acquiert des idés saines, et qu’il découvre l’éternelle nature (voyez no X), dontparle Jacob Bœhm. Cet ouvrage est
sans doute celui des Révélations naturelles^ dont 1 auteur annonçait le projet en 1797» ^ Kirchberger, et au sujet duquel celui-ci conseillait à Saint-Martin de supprimer tout ce qui peut sentir le mystère»
Mais ce que J. Bœhm avait pu, d’après ses notions à priori esquisser en grand S‘-Martin avec toute la mesure de ses connaissances propres ou acquises pouvait-il le développer en détail d’une manière toujours claire et intelligible. Si l’Anthropologie dont
nous savons que s’occupe un de ses disciples, seconde
de tout ce que 'les connaissances modernes ont pu découvrir embrassait les principes applicables nux diverses branches delà science de 1 homme phj sique, moral et intellectuel c’est alors qu’on aurait en effet un véritable Esprit des choses.