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un état anormal, et je m’elforçais de critiquer ce que j’étais en train d’écrire. J’avais en écrivant l’impression que les mots et le sens étaient tout-à-fait raisonnables. J’avais trouvé, pensais-je, exactement les mots que je cherchais. Une minute ou deux après, je pouvais voir que quelques-uns de ces mots étaient grotesquement impropres, quoique, il me semble, les formes grammaticales fussent toujours respectées. »
Etat physique. — Pâleur de la face. Mouvements de la langue. Hypersécrétion urinaire. Pas d’hallucinations. Pas de perte de l’équilibre.
Attaques de haut mal.
Ces attaques sont toujours précédés de !’« aura de reconnaissance » (recollection). Mais le souvenir de ce phénomène est beaucoup moins vu dans la mémoire du sujet qu’il ne l’est pour, les attaques de petit mal.
Durée moyenne de la perte de connaissance : 5 à 10 minutes.
Pas de cri initial.
Secousses musculaires légères, généralisées.
Pendant les 4 derniers mois de l’année 1887, il s’est produit des modifications dans la forme das attaques de petit mal.
Voici la description d’une des attaques survenues pendant cette période ;
Le malade voyageait sur le chemin de fer métropolitain avec l’intention de descendre à la 4' Station. Il se souvient distinctement d’avoir passé la 2® Station, et l’aura ne commença qu’aprôs ; il consista en ce fait que la conversation de deux étrangers qui étaient dans le wagon parut au malade être la répétition de quelque chose qu’il avait « déjà en anté-
rieurement ». Il n’a aucun souvenir de ce qui s’est passé ensuite, jusqu’au moment où il se rappelle avoir monté l’escalier de la maison où il allait et qui était située à environ une demi mille de la 4® Station.
(A. Lalande, novembre 1893, p. 486)