II m’est impossible de répondre à cette question
14,15 et 16. - Les circonstances extérieures et l’état d’âme sont alors parfaitement insignifiants.
17. - Je ne peux pas répondre d’une manière certaine. —18 et 19. - Jamais.
20 et 21. - Je crois que le phénomène duré une dizaine de minutes, mais je n’ai pas vérifié cette durée, approximative. — 22. - Je ne pense pas.
23. - Ces faits se présentent par siries, mais je ne puis lixer l’intervalle séparant chaque fait du suivant ; tout ce que je puis dire, c’est qu’il s’évaluerait bien plutôt , par semaines ou
, par mois que par jours.
24. - Mon sentiment est alors exacteiûent le même que l’ennui provoqué par une obsermtionAeUe qu'm air de musique désagréable ou monotone.
25. - Oui, à l’occasion précisément d’obsessions, telles que celles que je viens de citer.
26. - Je ne vois aucun rapport de dates à établir entre les deux ordres de faits.
27. - Je ne pourrais pas provoquer l’apparition du phénomène, la preuve en est dans ce fait que depuis trois semaines je l’essaie pour fournir des réponses aussi exactes que possible, et c’est en vain. Mais je crois qu’il me serait possible, s’il se manifestait d’en prolonger la durée, en n'essayant pas de le faire disparaître volontairement. Je ne puis cependant l’atlirmer.
28. - Je crois pouvoir faire cesser la fausse reconnaissance, et cela, en me promant par le raisonnement que cette reconnaissance est fausse, que je suis le point de cette illusion que je connais bien. Mais n’est-ce pas là une illusion, et ne disparaît-elle pas en réalité d’elle-même ? Je n’oserais rien affirmer.
29. - Je crois en effet prévoir très nettement les impressions que je vais éprouver, — c’est comme la suite d’un rêve que je connais bien ; mais voici ce qui se passe en réalité : je suis dans la rue; je reconnais ce groupement de maisons, d’hommes, de couleurs, de mouvements dont l’ensemble me donne une impression de « déjà vu », je comprends alors que
je suis dupe d’une fausse reconnaissance, et je sais que, les impressions qui vont se succéder, je les reconnaîtrai, que ce qui va être dit ou fait autour de moi, je l’aurai déjà entendu ou vu... »
32 et 33. - Question mal comprise. — 34.- Non.
33 ôw et 34 Ms. - Ces impressions d’isolement, et même alors, d’étrangeté du monde extérieur, je les ai ressenties en dehors de tout phénomène de paramnésie.
35. - Distractions et obsessions très fréquemment, jamais de frayeurs. Aucune autre tare nerveuse qu’un certain degré d’exagération du pouvoir excito-réflexe- de la moelle, et un léger tic convulsif des paupières (mouvements répétés d’occlusion de fente palpébrale) survenant surtout à la suite de travaux d’écriture prolongés.
36. - Mon dernier cas est trop ancien pour être nettement rapporté maintenant.
OnSERVATIOiV 67.
B. K. H., 30 ans (né le 10 juin 1867).
Docteur en médecine.
I et 2.- Oui ; impression d’identité.— 3. - Depuis la puberté — 4. -11 y a plusieurs années. — 5. - Vers 16-ans ces impres sions ont été extrêmement fréquentes.
6 et 7. — Mémoire médiocre sauf cependant la mémoire des physionomies et des attitudes qui est remarquablement développée. D’ailleurs d’une façon générale, la mémoire visuelle est meilleure que les autres.
II et 12. - Le plus souvent, se trouvant avec quelques peronnes. — 13. - Rien à noter.
Observation 68
G... Q..., H. 27 ans.
Licencié en droit. S’occupe actuellement de psychologie phyiologique.
I et 2. - Oui, reconnaissance totale.
3. — Avant 21 ans. Le cas le plus ancien dont j’ai conservé un souvenir quelconque survint quand j’avais 21 ans. — 4.
Y est encore sujet.
13. - Non. Ces états n’ont aucune influence appréciable. — 9,10, 11,12,14, 15 et 16. — Circonstances quelconques.
17. - J’ai rêvé, il y a quelques jours que quelqu’un me lisait un passage d’un livre que je voyais d’ailleurs moi-même. Je revois encore maintenant les caractères très nets, hauts, étroits, bien gravés : les lignes très espacés, courtes, avec de larges marges, ressemblant à de la poésie, sans majuscules, toutefois en tête des lignes. Le papier teinté de jaune. Je croyais (toujours en rêve) me rappeler avoir déjà vu ce passage et je faisais les plus grands efforts pour localiser ce souvenir. J’ai réussi, pour tout résultat, à me réveiller (2 heures du matin).
II est intéressant de noter qu’en rêve je me disais à moimême : ce n’est qu’une paramnésie.
C... Q..., croit d’ailleurs avoir eu des fausses reconnaissances en rêve, assez fréquemment, mais ses souvenirs sur ce point sont assez vagues. Ses rêves surviennent d’ailleurs toujours dans un état de demi-sommeil.